Diombass Diaw est déterminé à laver son honneur sali et bafoué par les lieutenants du ministre Oumar Sarr à savoir Khadija Mbaye et Cie. Donc, pas question de renoncer aux poursuites parce que, pense-t-il, il s’est agi d’un dessein bien mûri par ses adversaires politiques, à savoir l’atteinte à son intégrité morale.
Diombass Diaw est plus que jamais déterminé à laver son honneur bafoué et sali à travers l’affaire dite «scandale politico-sexuel de Dagana». Ainsi, il n’est pas question de renoncer aux poursuites parce qu’il y va de sa postérité. Mais également, parce qu’il s’est agi d’un dessein bien mûri par ses adversaires politiques, à savoir l’atteinte à son intégrité morale voire son honorabilité. Même si l’intéressé refuse, à l’heure actuelle, de se prononcer sur ce dossier qui vient en appel ce matin, il n’en demeure pas moins que c’est le sentiment qui l’anime aujourd’hui, du moins selon ses avocats. «Diombass est victime d’un plan ourdi par les prévenus qui ont agi sur instruction de l’ancien ministre Oumar Sarr qui veut le liquider politiquement.
La transmission par bluetooth est une diffusion publique dès lors que tous les prévenus ont reconnu avoir vu les images. Cela est passible du délit d’association de malfaiteurs avec, à la clé, la concertation préalable en vue de commettre le délit», estime Me Ousmane Sèye. Si cette affaire qui continue de défrayer la chronique a dépassé les limites de l’admissible, c’est parce que l’argent est passé par là. «La remise de fonds est réelle avec notamment une enveloppe de cinq millions promise par le ministre Oumar Sarr à Khadija Mbaye. La bande a détourné le reliquat en ne remettant que 400 mille francs à la jeune fille. Après l’accomplissement de cette mission, tous les prévenus ont été promus à des postes de responsabilité dans l’administration et dans le gouvernement», avance l’avocat de Diombass.
A l’opposé, les avocats des prévenus (Baba Diop, Alassane Cissé, Mouhamadou Moustapha Dieng, Khassim Touré, Emmanuel Padonou et autres) estiment qu’il n’est question que de «soupçons» et de «passions» dans ce dossier : «La nudité n’est pas toujours synonyme de pornographie. La thèse de l’association de malfaiteurs ne peut pas être retenue faute d’entente préalable et de concert frauduleux. C’est Khadija Mbaye qui a tout manigancé et sa responsabilité est individuelle et isolée». Lors du verdict rendu en première instance, Abdou Aziz Diop et Massamba Diagne ont été relaxés. Khadija Mbaye et ses complices ont été reconnus coupables d’outrage aux bonnes mœurs à l’aide d’un moyen de communication par voie électronique et condamnés à six mois d’emprisonnement ferme. Le ministre Oumar Sarr a été mis hors de cause à la faveur de son immunité ministérielle. En sus, les condamnés étaient aussi condamnés à payer à Diombass Diaw 10 millions de francs à titre de dommages et intérêts.
Pape NDIAYE