Membre de la défunte Fal2012, Démocratie citoyenne vole maintenant de ses propres ailes. Ce parti fondé par Samir Abourizk ira aux législatives en étant présent sur les 45 départements.
Démocratie citoyenne, le parti dirigé par Samir Abourizk ira aux élections législatives du 1e juillet. Cet ancien allié du Pds lors de l’élection présidentielle passée ira seul à ces prochaines élections législatives prévues le 1er juillet prochain. «Nous irons seuls aux élections législatives, sans coalition», déclare Samir Abourizk. D’ailleurs, ce dernier qui était en conférence de presse hier affirme que son parti a déjà versé sa caution depuis le mois d’avril. «Nous considérons qu’un parti politique doit absolument aller aux élections pour se mesurer après un certain nombre d’années.
Nous avions estimé, lors d’un comité central que Démocratie citoyenne doit affronter les prochains suffrages, sauf la présidentielle», s’empresse-t-il d’ajouter. Ainsi, selon lui, sa formation politique s’engage à présenter des listes dans les 45 départements que compte le Sénégal. Son ambition est de regrouper la famille socialiste pour, dit-il, essayer de peser de tout son poids sur ce nouveau gouvernement dirigé par Abdoul Mbaye.
Et Samir Abourizk s’engage à respecter la loi sur la parité. «Nous respecterons la parité. Nous serons l’un des rares partis qui n’aura pas à en souffrir. Nos listes sont nettes et claires», poursuit-il, indiquant que son parti avait prévu la parité intégrale dans ses statuts et son règlement intérieur. C’est pourquoi, dit-il, lorsque cette loi a été introduite nous avions applaudi, car nous étions d’accords pour que la gent féminine soit représentée dans toutes les sphères de décision de l’Etat.
D’autre part, s’agissant de la crise qui secoue le Pds, Samir Abourizk, dont le parti fut membre de la mouvance présidentielle, affirme qu’il s’était lié à Wade et non au Pds. «Nous ne soutenions pas le Pds mais Abdoulaye Wade. C’est le président Wade que nous avions l’ambition de réélire pour son deuxième mandat», dit-il. Avant d’ajouter «Une fois cette élection terminée, nous sommes partis car nous n’avions plus rien à y faire d’autant plus que cette coalition n’existe plus. Quand Abdoulaye Wade a libéré tous les alliés, nous avons pris nos dispositions pour nous préparer aux élections législatives», conclut-il.
Charles Gaïky DIENE