Parce qu’il a su rendre le parti attractif, et élargir ses bases, le Mouvement national des femmes socialistes se dit favorable au maintien d’Ousmane Tanor Dieng à la tête du Parti socialiste.
La polémique sur le maintien ou non d’Ousmane Tanor Dieng à la tête du Ps s’est certes apaisée mais, pas totalement évacuée. A preuve, la sortie hier du Mouvement nationale des femmes socialistes qui, comme pour apporter la réplique aux pourfendeurs de Ousmane Tanor Dieng, a témoigné, debout et par acclamation, «sa reconnaissance et son engagement» au secrétaire général du Ps. A Ousmane Tanor Dieng, nous disons, déclare la nouvelle député Aïda Sow Diawara, qu’il n’est pas encore jour pour nous laisser orphelins». Pour le Mouvement national des femmes, composé pour la plupart de femmes députés nouvellement élues, Ousmane Tanor Dieng doit être remercié pour le combat qu’il a su mener depuis 2000 après le départ du pouvoir du Ps. Un moment où, «tous nos adversaires n’avaient d’ambition que de nous enterrer à jamais jusqu’à ce jour où le parti est redevenu un parti fort, une des trois grandes formations politiques de notre pays» se souvient encore la maire socialiste. Mais c’est sans compter avec la détermination de Ousmane Tanor Dieng qui poursuit-elle «a su donner le meilleur et le maximum de lui-même pour remettre le parti sur les rails malgré les multiples obstacles qui rendaient difficiles le chemin».
Et à ceux qui exigent le départ de Tanor Dieng de la tête du Ps les femmes font savoir «qu’il veuille partir, est une chose, le lui accorder en est une autre et nous les femmes, nous exigeons qu’il reste à la tête du parti car il est encore prématuré de parler de son départ». Si les femmes socialistes exigent le maintien de leur secrétaire général à la tête du Ps, c’est parce qu’il «a su rendre le parti attractif, il a élargi les bases du parti. Et a eu, grâce à sa dignité, a son sens élevé de l’idéal socialiste, à son esprit d’unité de rassembler toutes les unités contraires sans tambour ni trompettes dans son seul souci de massifier le parti» défend la porte-parole du jour des femmes, Aïda Sow Diakhara.
Concernant la parité, les femmes socialistes demandent son application au niveau du Bureau de l’Assemblée nationale. Dans la Constitution des listes pour composer ce bureau, on entend que le nom des hommes, confie Fatou Sarr Sow. La sociologue invite ainsi les politiques à appliquer jusqu’au bout la loi en intégrant les femmes députés dans le bureau de l’Assemblée nationale. A l’Assemblée nationale, les femmes députés joueront le même rôle que les hommes : «défendre les populations et plus particulièrement les femmes car elles ont toujours été les maillons faibles de la société», rassure Aïda Sow Diawara.
PRESIDENCE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Le discours clair-obscur du Ps
Ousmane Tanor Dieng ne sera pas candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Pour autant, le Ps ne semble pas aussi tranché dans son discours en faveur de Niasse. «Le poste de président de l’Assemblée nationale, c’est l’affaire des députés. Nous ne pouvons juger de rien tant qu’on n’est pas à l’Assemblée», déclare Aïda Sow Diawara. Et la porte-parole du jour des femmes socialistes de poursuivre, «C’est aux députés d’élire leur président car ce poste n’est réservé ni à Massamba ni à Mademba». Et, au cas où il y aurait deux candidats, les députés socialistes voteront pour le plus compétent informe la camarade d’Aminata Mbengue Ndiaye. Interpellé sur le choix de Moustapha Niasse, la maire socialiste nuance : «Nous appartenons à une coalition, si la majorité décide de choisir Moustapha Niasse, nous suivrons».
Yakhya MASSALY