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Adama GAYE : «Certains journalistes sont des espions du pouvoir »

Même en prison, le journaliste a eu des échos des diatribes de Madiambal DIAGNE et Cie qui lui ont contesté ce statut. Cette position, que le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), qui n’a pipé un mot de soutien à l’endroit du mis en cause, semble partager, met Adama GAYE hors de lui.

Dans un entretien accordé à Walf Quotidien il revient sur son parcours.

«  J’ai fait mes études au CESTI. J’ai présenté un des meilleurs mémoires de cet établissement. Ma soutenance était diffusée sur les ondes de la Radio Sénégal de l’époque. J’ai pratiqué le journalisme dans les groupes de presse les plus importants du monde. J’ai interviewé des gens les plus déterminants de ce contient, de Nelson Mandela à Koffi Annan, du président de la Banque mondiale aux chefs d’Etats de ce continent. J’ai écrit des livres. Je parle sur les chaines de télévisions les plus importantes. J’ai dirigé le plus grand journal africain, à Londres », explique-t-il. Avant de lancer, « si ça ne suffit pas, ce n’est pas grave. Je leur laisse ma part du journalisme ».

Pour Adama GAYE, qui estime être un des membres fondateurs du SYNPICS, beaucoup de journalistes le critiquent parce qu’en réalité ils collaborent avec le pouvoir. «  Certains d’entre eux avaient échoué quand je réussissais le concours. Il y a beaucoup de journalistes au Sénégal avec qui je ne souhaiterai pas partager le métier. Certains sont des espions du pouvoir. D’autres ont été radiés de leurs corps de métier d’origine. Il y en a même qui ne savent pas écrire. Mamadou Oumar NDIAYE sait qui est journaliste et qui ne l’est pas. Parce qu’il était là. Certains sont allés très loin dans leurs spéculations, dans leurs diffamations. Ils devront répondre devant la justice », menace-t-il.  A en croire Adama GAYE, c’est tout le secteur de la presse qui doit être revu. Car, soutient-il, elle a failli, en  menant des combats de seconde garde, et doit le reconnaitre. « La presse se doit d’être moins obséquieuse. Le journalisme, c’est les faits. Le journalisme actuel, dans notre pays, est à la traine des pouvoirs politiques. La presse sénégalaise doit faire son introspection », martèle-t-il.

 

 

 

 

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