Apix, de la rigolade à la dégringolade (Par Mamadou Diabé WADE)

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Assurer la promotion de l’investissement par l’offre de services et l’exercice d’activités de communication et de création d’entreprise ainsi que l’entreprenariat… En voilà un autre ministère du ciel et de la terre si discret à s’en faire oublier qu’on assimile déjà ce mutisme qu’il sourd à une dégringolade. Tête de proue de ces nombreuses agences de Wade le Maître que son ex-Directeur de campagne de 2007, Premier ministre, vouait, promettait-il, candidat à la présidentielle de 2012, à l’élimination pour on ne sait pourquoi cette Apix, semble aujourd’hui non pas rangée aux oubliettes mais plutôt avoir le vent en poupe pour l’exécution de besognes si reprouvées que facilitateur aux manières à la limite gestapistes elle ne peut qu’opter pour la plus grande discrétion ainsi parée de son manteau d’éminence grise, par rapport à ses actes d’avant réalisations. Rien qu’en évoquant la grande Dame Aminata, Monsieur Modou Ndiaye (L’évidence N° 475 du 15/12 2017) devait bien se douter que cette Apix, joyau d’alors sous les feux de la rampe ainsi rappelé à notre souvenir, n’est pas comparable à ce caillou-ci. Maître d’œuvre du Tabernacle de l’Etat Républicain (Ter), patte blanche certainement pour l’accès à la seconde vitesse de l’Emergence, cette entité en charge de la restructuration des servitudes sur le tronçon Dakar – Diamniadio – Diass n’en finit pas de tâtonner à s’empêtrer dans un amateurisme aussi agaçant qu’inquiétant chez les Personnes affectées par le Projet  (Pap) dont les dossiers de la plupart d’entre eux, ayant fait l’objet d’erreurs, d’omissions, délocalisées, s’en vont ne sachant souvent où, sinon à l’aveuglette pour finir dès fois payés, se retrouver propriétaires dans ces mêmes alentours, malheureuses tranches de l’expropriation annoncée sur le tard, s’ils n’y sont locataires devenus par la magie de cette nouvelle trouvaille de libération sociale distillée sereinement par notre champion x, suite logique des grossiers rapports et autres tissus d’estimations d’une pléthore d’intervenants qui ont ainsi fait plomber les terres de ces braves patriotes de Kamb Fass Mbao, Yeumbeul Thiaroye et Wakhinane Pikine après Rufisque. Hélas le mal est fait et bien fait ici, toute la banlieue en émoi voit impuissante, anéantie, se défaire un système ancestrale, des us et coutumes établis sur des liens de parenté, fondé sur la consanguinité ou simplement l’alliance, déstructurés par le comportement de sbires avides de l’ordre national du Lion ou du Mérite à en rabougrir, humilier leurs victimes jusqu’à les réinstaller encore et toujours loin, très loin, le plus loin possible, dans la précarité. Cette discrétion que relève Mr Ndiaye, qualité d’ailleurs plus prisée en diplomatie qu’en communication ou traitement de l’information et qui n’est manifestement pas symbolique des attributs de l’Apix, à de quoi je vous l’accorde plus inquiéter qu’à étonner.

A poussiériser, intoxiquer, assaillir «ce laboratoire» du département de Pikine pot pourri autour duquel elle tourne et cite comme référence de réussite, oubliant ses rendez-vous de libération des emprises plusieurs fois obsolètes à en enrager ses collaborateurs (qui ont tous plié bagage) l’Apix seule, boule de ne savoir avec qui se prêter mains fortes pour ferrer sa nasse qu’elle tarde (in) volontairement à remonter pour ce qu’elle sait… les couacs dès début du recensement disions-nous, lestés par les oublies et sabotages de leur entame du processus ressurgissant font même pouffer aux nerfs de ces centres de dérisions, dotés de milliards qui auraient mieux été bien traités servis aux PAP sur leur faim. Viser Kamb, trou coincé entre le chemin de fer et la forêt classée de Mbao (Keur Mbaye Fall) lieu dit, quasi inexistant sur les tracés topographiques, voué au déguerpissement par son inadaptabilité à la modernité en marche et dont les habitants ne demandent que cela pour leur mieux-être, exploser ses écoles, ses concessions, rayer trop tôt sa «mosquée peulhe» et s’en glorifier pour marquer ses performances n’avancent en rien l’Apix a un moment où le collectif national décodé d’une audience au palais de la République par le biais de l’honorable Mahmoud Saleh et d’une assurance de représentant de la Bad et de l’Afd parties prenantes du projet ; tempère.

Ces shows en plateaux acquis, sur des bancs conquis ou psychologiquement exténués devraient faire honte à cette mime dénoncée et qui démantelée par ses propres bévues risque d’éclabousser l’état de ses grotesques emphases dont les répercussions craintes en leur temps, corolaires de ces effets d’annonces de juillet 2017 que nous vitupérions et qualifions d’attitudes forcées de ces mêmes Pap, ont donné ce résultat bâclé en contradiction fragrante avec les recommandations faisant loi sur ce circuit du 3D qu’on veut international. Qu’à cela ne tienne.

S’il est vrai que c’est aller à contre courant du développement que de figer la mobilité sociale, nous (collectif) n’en cautionnons pas non plus ces maux de l’Apix qui rompent nos foyers en se nourrissant de monstruosité pour asseoir cette création aussi «puissante» qu’elle soit comme vision.

Que l’Eternel garde le Sénégal, Son Président vous et nous Tous avec.

Mamadou Diabé WADE

Adm/ du collectif national des PAP du TER

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