Categories Contributions

La communication des autorités sanitaires : Le point de vue d’un médecin (Par Pr Oumar FAYE)

CONTRIBUTION

L’épidémie de Covid-19 a créé une situation inédite, complexe, transverse, aux enjeux multiples, remettant en question les plans tout faits. C’est la première fois que les inconnues scientifiques sont aussi massives, que tous les avions sont cloués au sol, que le secteur de l’économie mondiale est presque à l’arrêt pour protéger la santé. Par rapport à cette crise, nous avons aussi noté que le besoin d’information n’avait jamais été aussi fort. Sous ce rapport, l’analyse de la communication des autorités sanitaires et du traitement médiatique d’une telle crise par quelqu’un qui n’appartient pas au secteur des Médias peut être intéressant, en effet, c’est en croisant les regards qu’on peut avoir leur conjugaison. Cette analyse peut contribuer à la construction de référentiels pouvant aider à lutter contre les grandes menaces sanitaires.

1- La communication développée par les autorités sanitaires a été rudement mise à l’épreuve du temps 

Il faut d’emblée souligner que l’information des sénégalais dans le contexte d’une épidémie est non seulement un droit des populations, mais également un élément indissociable des stratégies visant à lutter contre la maladie ; en effet, les sujets exposés ne peuvent adopter des comportements compatibles avec une bonne santé que s’ils sont correctement informés. Chaque jour à 10 heures, un représentant du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale égrène sobrement les informations et les chiffres relatifs à la propagation du Covid-19 au Sénégal. Au début de l’épidémie, le nombre de cas et de décès recensés dont on a suivi quotidiennement le décompte, a permis une valorisation des mesures adoptées par les pouvoirs publics. Les autorités se sont alors efforcées de montrer il faut le dire avec beaucoup d’arrogance, qu’elles maîtrisaient la situation et prenaient les mesures nécessaires. Lorsqu’il s’agit d’épidémie, la communication est confrontée à cette contradiction infernale entre être transparent et rassurer ; sous ce rapport, je pense que pour une menace aussi importante, il faudrait tout de même éviter de rassurer coûte que coûte au point d’altérer la vigilance des populations surtout, lorsqu’il s’agit d’un contexte d’incertitude, d’imprévisibilité et de possibilité d’évolution rapide du complexe pathogène. On peut affirmer sans se tromper que malgré les quelques difficultés, les autorités sanitaires ont globalement réussi au début leur communication ; entre ceux qui lui reprochent de ne pas en faire assez et ceux qui soulignent qu’elles en font trop, les autorités sanitaires ont marché sur un chemin de crête très étroit. Si cette communication a été assez transparente par contre, elle n’a pas toujours fait preuve de clarté. On a toujours l’impression que les critères de jugement dont disposent les populations et même les journalistes pour le suivi de l’épidémie ne sont pas fiables, par ailleurs, il persiste toujours une confusion liée aux cas communautaires, auxquels on attache deux caractères : ils seraient des cas autochtones par opposition aux cas importés et en même temps des cas dont les contaminants ne sont pas connus par opposition aux cas contact. Par rapport à cette épidémie de Covid-19, le temps est devenu progressivement la variable centrale du perçu de la communication en effet, au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie, les sénégalais ont commencé assez rapidement à éprouver une certaine lassitude à suivre le feuilleton tragique que leur servait chaque jour et à la même heure le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Ils ont fini par se rendre compte que l’épidémie ne reculait pas malgré les sacrifices qu’ils avaient consentis. Il est vrai que le format de communication officielle du Sénégal rencontre des courants d’analogie très forts avec celui de la France, cependant, le caractère spécifique des situations apparaît assez clairement et se manifeste assez souvent pour que le Sénégal adopte un format venu d’ailleurs. Sous ce rapport, il y a nécessité de prendre en compte «la trame» c’est-à-dire l’arrière fond en fonction duquel se construisent non seulement les représentations en matière santé mais aussi, les stratégies adaptatives en matière de prévention. Cette épidémie est souvent perçue par beaucoup de sénégalais comme un châtiment des dieux et donc interprétée dans le registre symbolique de la pureté. Cette communication a pu avec le temps, contribuer à saper la capacité du public à réagir de façon positive par rapport à une source qui émet régulièrement un malheur comme le fait le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale. Le sénégalais attend des réponses simples aux questions existentielles qu’il se pose ; or ces réponses ne peuvent pas être simples ; le défi pour les autorités sanitaires est donc de communiquer l’information sous une forme simplifiée et adaptée. Lorsque ce Ministère décide de faire le point sur l’épidémie à travers un point de presse, cet exercice apparait souvent comme un «espace scénique» où les responsables de la santé viennent jouer leur texte, alors même que le contexte impose des jeux de rôle limités ; il n’est pas alors rare que les communicants officiels adoptent des éléments de langage, dont certains obéissent à des logiques autres que scientifiques. Nous avons été ainsi amenés à assister à une confrontation entre des logiques scientifiques et des logiques politiques se traduisant par une incohérence stratégique. Avec les mesures d’allègement prises par la Haute autorité, mesures largement favorables par ailleurs à la propagation de l’épidémie, nous avons constaté une configuration de la communication dans le sens de la validation de mesures répondant beaucoup plus à des logiques politiques et sociales que scientifiques. Les exposés servis au cours de ces points de presse  ont été par ailleurs beaucoup plus  descriptifs et prévisionnels qu’analytiques et prospectifs. . La prévision qui relève du pronostic, est une suite logique donnée à une situation présente. En revanche, la prospective dessine un scénario pour l’avenir à partir de l’évaluation d’une situation existante. Une prospective consolidée et une planification partagée sont indispensables pour réduire un tant soit peu l’incertitude sur l’impact de la crise dans la durée.

2 – Les Médias sont des acteurs légitimes du Champ sanitaire

L’épidémie à Coronavirus montre que de nos jours les questions de santé publique sont composites par nature, on y trouve du scientifique, de l’humain, du politique, du social et de l’économique ; elles manifestent ainsi une prodigieuse capacité à convoquer des approches légitimes, même si elles peuvent parfois être opposées. Au sein du Secteur de la santé, nous avons noté des difficultés des techniciens à communiquer hors de leur propre sphère, ces difficultés ont constitué des facteurs aggravant de panique et à force de vouloir encadrer la communication, les autorités sanitaires ont perdu un peu de leur crédibilité. Cette situation est intimement liée à la faible aptitude des professionnels de la santé à prendre en compte d’autres modes d’accès au réel. Ces professionnels ressentent comme une dégradation de l’information dès l’instant qu’elle est prise en charge par d’autres, ce qui est vrai bien sûr, si l’on pense que cette dernière ne peut l’être qu’à travers des modèles conceptuels uniquement médicaux. On se rend aujourd’hui compte avec l’épidémie à Covid-19, que l’ordre médical habituellement en cours, ne peut plus être configuré à travers d’un côté le pouvoir de guérir que représenterait le corps médical et de l’autre le patient. Par rapport à cette épidémie, tout le monde s’accorde sur la nécessité d’avoir d’autres acteurs collectifs à l’échelle de la santé qui ne soient pas du corps médical. Sous ce rapport, les médecins sont en interrelation avec plusieurs acteurs dont les journalistes, qui ont une légitimité de parole et d’action. On peut comprendre dès lors,  que cette possible remise en cause des savoirs experts par des acteurs sociaux, puisse interroger les propres catégories d’analyse du corps médical, puisque les savoirs légitimes n’y sont plus nécessairement associés à des sciences. L’explosion des médias, c’est-à-dire l’ensemble des moyens de diffusion de l’information, la fascination de la télévision par satellite et la tentaculaire technologie de l’information transcendant les frontières nationales avec l’Internet dans le domaine de la santé, ont établi un nouvel espace d’information pour les médecins et les patients. Le médecin n’est plus le maître incontesté du champ sanitaire, il y a d’autres acteurs dont la légitimité est reconnue.  Pour le traitement médiatique d’une telle crise, notre pays a besoin d’un journalisme fort, c’est-à-dire armé par une expertise qui lui soit propre ; cette dernière est loin d’être construite à l’heure actuelle. La revendication d’un droit de jugement, de la part des journalistes se fonde au Sénégal pour une frange importante d’entre eux, plus sur une compétence générale citoyenne acquise en tant que témoins ou acteurs de terrain que sur un savoir particulier. Il faut souligner que les professionnels des médias, bien que porteurs d’une fonction qui se veut unifiée par-delà les continents, sont aussi des acteurs sociaux qui participent à la définition du sens et des modalités de leur profession, en se greffant, par touches singulières, à leur environnement. Ces professionnels peuvent

3 – Les Médias sont des partenaires précieux dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19

Avant le 02 Mars, c’est-à-dire avant la notification du premier cas de Covid-19 dans notre pays, les médias dans leur grande majorité, s’étaient déjà montrés des partenaires précieux en effet, en dehors du fait qu’ils ont été la première source d’information bien avant les professionnels de la santé, ils ont pu aussi intervenir comme vecteurs d’informations appropriées et pertinentes. Beaucoup d’entre eux ont pu interpréter l’information scientifique et les politiques publiques et simultanément, refléter l’angoisse qui avait commencé à embraser notre pays. «Nous sommes en guerre » avait alors martelé le Président de la République avec l’irruption de l’épidémie au Sénégal ; cette communication martiale largement relayée par les médias, a engendré au sein de la population un désir d’unité. Le Chef de l’Etat l’ayant compris, a placé l’épidémie au cœur d’un dialogue entre l’Etat, les politiques, la Société civile, les Corps constitués, les scientifiques et la communauté avec comme exigence l’union sacrée face à la menace. La grande majorité des professionnels des médias confrontés aux mutations du secteur avec l’apparition de cette menace de type nouveau, a dès le début procédé à l’évaluation très poussée des enjeux auxquels ils étaient confrontés, et c’est beaucoup plus la saisie nationale et globale de ces enjeux qui leur a permis d’en mesurer la nature et la portée. Les journalistes ont alors presque tous suivi le mouvement créé par le Chef de l’Etat, amenant même certains d’entre eux à quitter momentanément leur ligne éditoriale. Cette accalmie notée au sein de l’espace public a aussi amené certains sénégalais à soupçonner les médias d’être aux ordres. La question légitime que l’on peut se poser dès lors est la suivante : certains journalistes ont-ils raison de fonder leurs informations en matière de santé sur le principe d’utilité, pour ensuite les appliquer dans la perspective éthique. Ils ont aussi compris qu’ils avaient une énorme responsabilité, c’est à dire présenter les faits, donner des informations correctes, afin que les populations adoptent des attitudes et des comportements adéquats, mais aussi mettre en place une plateforme de dialogue rendant possible un débat public sur les questions liées à l’épidémie.  Nous avons en général observé malgré cette volonté de ne pas fissurer cette union sacrée une presse avertie et consciente de ses responsabilités. Les médias ont compris dans leur majorité et en ce moment critique, que le goût du sensationnel et l’envie de semer la panique ne vont guère de pair avec les principes éthiques. On peut constater que les crises comme celle liée à l’épidémie de Covid-19, se caractérisaient souvent par une ou plusieurs ruptures décisives avec l’état antérieur, dont les référents traditionnels, elles se caractérisent aussi par la libération de la parole et du débat.  Pendant les deux premiers mois, les radios, les journaux et les revues ont consacré l’essentiel de leurs émissions radiophoniques et leurs surfaces rédactionnelles à l’épidémie, alors que la télévision lui a consacré la presque totalité des émissions. De manière générale, les médias sénégalais ont eu souvent la sagesse de faire appel aux experts pour répondre aux besoins d’une information sérieuse, vérifiée, mise en contexte et objet d’une distance critique. Cette démarche a souvent permis d’éclairer les citoyens sur les réalités de la crise mais aussi, quand cela était nécessaire de mettre en lumière les dérives de la communication officielle trop souvent érigée en vérité. Les Médias traditionnels ont mené la lutte contre la désinformation quand de fausses nouvelles se répandaient sur les réseaux sociaux. Nous avons eu droit à d’excellents reportages faits par des journalistes qui nous ont aidés à y voir plus clair. C’est vrai que les médias sociaux numériques ont été souvent décriés pour les «fake news» qu’ils véhiculent, il n’en demeure pas moins qu’ils ont pu créer du lien en cette période de couvre-feu. Ils ont souvent amené les acteurs institutionnels à informer rapidement et en permanence les sénégalais sur l’évolution de l’épidémie. Dans le cadre de cette pandémie, les médias ont montré qu’ils étaient de puissants promoteurs de bonnes pratiques. Aujourd’hui, grâce à eux, le champ sanitaire est devenu plus transparent, ce qui a permis d’avoir une meilleure lecture de ses forces et de ses faiblesses. Les relations entre la Santé et les Médias sont une exigence démocratique, mais aussi une condition d’efficacité et d’efficience pour une stratégie d’intervention en santé. L’épidémie de coronavirus qui a touché le monde entier est aussi une nouvelle épreuve pour ce secteur des Médias qui traversait déjà une crise de confiance que l’on peut aussi qualifier d’inédite. Si les médias ont souvent fait appel aux scientifiques pour tempérer l’ambiance d’angoisse et d’émotion dans laquelle ont souvent baigné les populations sénégalaises ; il reste qu’aller vers la raison dans une période qui se prête à l’irrationnel, nécessite un effort éclairé de tous les porteurs de voix.

4 – Les médias comme la langue d’Esope, sont capables du meilleur mais aussi du pire

L’épidémie qui était au départ cantonnée en Chine avec le risque principal de propagation mondiale, a connu un phénomène d’amplification par une certaine littérature médiatique traditionnelle. Au mois de janvier 2020, il était en effet, difficile d’échapper à la psychose mondiale créé par l’épidémie du Covid-19. Les alarmistes médiatiques la minorité heureusement, forts d’une actualité télévisuelle, se sont évertués à montrer que la réalité dépassait la fiction ; ce qui a amené le Directeur de l’Oms à utiliser le néologisme «infodémie» pour qualifier la frénésie médiatique à laquelle notre pays n’a pas échappé. S’il est vrai que jamais un problème de santé n’a mobilisé à ce point la couverture des médias traditionnels, il reste que ce sont les médias sociaux numériques qui étaient particulièrement visés, parce ce sont surtout eux qui sont responsables de la diffusion de fausses nouvelles et de rumeurs catastrophistes. Ces médias sociaux ont véhiculé une désinformation permanente qui a nourri la stigmatisation et donné de faux espoirs pour le traitement, ils ont surtout amplifié de façon dramatique la psychose qui a accompagné la propagation du virus. Avec les mesures restrictives portant sur les rassemblements et les déplacements des personnes, nous avons assisté à la raréfaction des «Grand place» et en même temps des « radio-kang-kang » dont on connait la propension à décrypter les journaux et à fabriquer de fausses informations. L’emballement médiatique noté au début de l’épidémie est étonnant, en ce sens qu’il n’a pas pris de recul critique sur ce qui semble être une pathologie nouvelle. Les procédés utilisés au début de la crise sanitaire par certains journalistes, les mêmes qui ont été utilisés pour Ebola, sont assez exemplaires de la manipulation couramment mise en œuvre par certains journalistes ; ces derniers se sont souvent appuyés sur l’angoisse qui a embrasé la société sénégalaise pour légitimer ce qui s’annonce déjà être comme un mode de gestion des crises sanitaires de type viral. Nous avons constaté par ailleurs, à la lumière de cette crise, que la rigueur et la prudence n’ont pas été toujours  de mise dans la diffusion de l’information en effet, nous avons noté beaucoup d’inexactitudes par rapport à ce qui a été avancé par certains journalistes des médias traditionnels, ce qui nous a amené à penser que le monde de la santé avait besoin d’un journalisme plus fort, c’est à dire armé par une expertise sur la santé qui lui soit propre. Les médias, qui n’avaient eu que peu d’intérêt avant la pandémie pour les revendications des syndicalistes de la santé, adoptent aujourd’hui un langage compassionnel sur les sacrifices que les soignants consentent à l’occasion de cette crise, sans pour autant apporter des analyses de fond sur leurs causes. Il faut s’interroger sur les discours surannés des fameux experts multicartes et omniprésents, ces derniers ont dit tout et son contraire sur l’épidémie. Les médias traditionnels se sont fait fréquemment l’écho de propos «d’experts» dans lesquels s’expriment des états informulés. On peut déplorer le fait  que certains médecins et pharmaciens fassent de cette épidémie  un objet de manipulation, où les propos exacerbées n’auraient plus en vue que le but à atteindre en oubliant que ce qui est en jeu concerne la vie même des personnes les plus fragiles de notre société. Restons humbles, c’est-à-dire prenons garde de lancer des affirmations péremptoires, car elles risquent de ne pas tenir compte de la complexité de la situation ; par ailleurs, revendiquer une position par trop unique ne tiendrait pas compte d’enjeux si essentiels. Les médias sénégalais se font souvent la caisse de résonance de bruits lointains venus d’Europe, alors qu’ils doivent être des institutions disposant de valeurs propres et dotées d’une expertise avérée, à travers lesquelles se construisent des visions du monde sanitaire relativement autonomes.  Les médias confèrent un statut et une légitimité aux questions dont ils s’emparent et du même coup, rendent ces propos facilement acceptables. Il existe ainsi un risque que les sénégalais se positivement par rapport à ce type de propos puisqu’ils se disent qu’il provient de sources crédibles. Il va sans dire que de nouveaux débats et polémiques scanderont les mois à venir, toujours est-il que la crédibilité des journalistes auprès du public doit reposer sur l’autonomie du discours journalistique et sur sa mise en situation de responsabilité, afin qu’elle joue un réel rôle de régulation basé avant tout sur l’amélioration de la santé des sénégalais, quel que soit par ailleurs le contexte et les pressions environnantes. La responsabilité apparaît comme la revendication logique des conséquences de toute liberté d’action et pour moi, l’éthique qui est l’incertitude d’avoir raison devra toujours être convoquée. Les journalistes n’élargissent pas assez souvent l’assiette d’analyse des problèmes de santé, il y a aujourd’hui la nécessité de mener une réflexion prospective sur le passage d’un complexe pathogène à un autre, sur le passage d’un monde sanitaire à un autre. Les journalistes ne doivent pas se limiter à être les historiens du temps présent, mais ils doivent avoir une ampleur de vue supérieure à celle du présent, ce qui peut leur permettre de mettre en exergue les transitions en cours (environnement, changement climatique, urbanisation, pollution, complexification des identités contemporaines, multiplication accrue des logiques et des acteurs impliqués dans les faits de santé, déterritorialisation des modes de vie et des imaginaires, mobilité des populations etc.) et par-delà, analyser comment ces transitions s’agencent et construisent diverses configurations qui du plus large au plus singulier, peuvent caractériser la société sénégalaise et les défis sanitaires auxquels elle est confrontée.

                                      Professeur Oumar FAYE

Ancien Directeur de la Santé

Ancien Directeur de la Prévention Individuelle et Collective

Ancien Chef du Service National de l’Education pour la Santé

Ancien Chef du Service National des Grandes endémies

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *