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Construction du Mémorial Musée Le Joola : Le cri du cœur des familles des victimes

Dans six jours, le Sénégal va commémorer avec des ressortissants de 11 nationalités, parmi les victimes du naufrage Le Joola qui a coulé le 26 septembre 2002. Les familles des victimes ont lancé, hier, leur cri du cœur. Hier, en conférence de presse, elles ont déploré les lenteurs dans la construction du mémorial Musée Le Joola. D’après le président du Comité des associations sénégalaises et françaises, Samsidine Aïdara, l’accident a fait près de 2 000 morts. D’après lui, il y a les questions d’ordre symbolique qui ne sont pas encore réglées. Il s’agit de la construction du Mémorial Musée Le Joola, le  renflouement de l’épave du bateau et l’érection de la journée du 26 septembre, date commémorant le drame, en une journée du souvenir à l’image de la  commémoration du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Après 20 ans, les orphelins des victimes de la féerie, disent avoir le sentiment mitigé quant aux efforts de l’Etat. «Les autorités ont durant ces 20 ans peu de volonté politique dans la prise en charge des doléances des familles des victimes. Si, à ce jour, la question de la prise en charge des orphelins et celle de  l’édification d’un mémorial ont connu quelques timides avancées, ainsi que le renflouement, c’est parce que l’Etat n’a pas fait de ces questions, sa priorité», regrette le Président du comité d’initiative pour l’érection du mémorial-musée Le Joola. C’était hier, lors de leur conférence de presse à la place du souvenir, dans le cadre des préparatifs de la commémoration du 20ème anniversaire du naufrage du Le Joola.

Concernant la prise en charge des orphelins, Samsidine Aïdara affirme que rien n’a été fait. «Au lendemain du naufrage, près de 1 900 orphelins mineurs avaient été recensés, et le gouvernement avait pris l’engagement solennel de les prendre en charge. Cet engagement ne commencera à voir le jour que 10 ans après, c’est-à-dire en janvier 2012 ou seulement 696 ont été pris en charge par l’office national de pupilles de la nation. Les autres orphelins ont entretemps atteint l’âge de la majorité fixé à 18 ans, sans compter les différentes omissions», explique-t-il. D’après lui, l’Etat a joué avec le temps et par ce mécanisme, il a éliminé la plupart des orphelins. Ce qui fera dire à Samsidine Aïdara et Cie que la création de l’Office national des pupilles de la Nation, bien que salutaire, n’a pas permis de prendre en charge convenablement les orphelins du Joola.

Emille DASYLVA

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