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Gabon: cinq morts depuis le début des troubles, un millier d’arrestations

Pris à partie par la communauté internationale et l’opposition, le président gabonais réélu Ali Bongo affiche sa fermeté alors qu’au total cinq personnes ont trouvé la mort dans des émeutes.

Deux nouveaux morts, un millier d’arrestations, des leaders de l’opposition retenus au QG de Jean Ping, une capitale quadrillée par les forces de police… La situation au Gabon est toujours tendue après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo.

Après des troubles dans un quartier de Libreville, deux personnes sont mortes dans la nuit de jeudi à vendredi, ce qui porte à cinq le nombre de personnes tuées.

Par ailleurs Le centre de la capitale était quadrillé jeudi par les forces de l’ordre, notamment aux abords de l’Assemblée nationale, incendiée mercredi, et du QG de Jean Ping, pris d’assaut dans la nuit. Les grands axes étaient dévastés, bordés de bâtiments incendiés et jonchés de restes de barricades. Les centres névralgiques du pouvoir étaient sécurisés par un imposant dispositif. Les communications via Internet ne fonctionnaient pas depuis mercredi soir.

« Totale insécurité »

« Sur Libreville, il y a entre 600 et 800 interpellations, et 200 à 300 sur le reste du pays », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya. Il a également déploré « la mort de trois personnes ». « Pour l’instant, nous faisons uniquement du maintien de l’ordre. Lorsque le moment sera venu, nous prendrons des mesures pour rétablir l’ordre sans équivoque », n’a pas hésité à prévenir le ministre de l’Intérieur.

Retenus au quartier général de Jean Ping, une vingtaine de leaders de l’opposition et de la société civile gabonaise restaient « séquestrés » dans les locaux jeudi soir, selon Zacharie Myboto, ancien ministre d’Omar Bongo, qui se sentait « en totale insécurité ».

« On nous a dit qu’on devait être transférés au siège de la gendarmerie, mais nous n’avons toujours pas de nouvelles », a-t-il raconté à l’AFP, en précisant que 25 personnes étaient retenues avec lui dans la cour du QG, dont l’ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui.

« Les élections ont rendu leur verdict »

Pris à partie par la communauté internationale et l’opposition, le président gabonais Ali Bongo a pourtant continué à afficher sa fermeté, rejetant la responsabilité des violences qui ont fait trois morts sur des « groupuscules formés à la destruction ».

L’express

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