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Ismaël Madior Fall, entre droit et politique

Le conseiller juridique du chef de l’Etat n’entend pas laisser les partisans du « OUI » battre campagne seuls sans les appuyer de temps à autre. Le juriste, qui a fortement participé à alimenter la cacophonie sémantique qui a entouré « l’avis ou la décision » du Conseil constitutionnel, s’est encore exprimé à l’occasion de l’émission le « Grand Jury » de la Rfm de ce dimanche.

 

 « Le président n’a rien à craindre puisque ce n’est pas une élection mais une consultation (…) Je suis sûr que le président de la République ne sera pas content que le pas démocratique, le pas géant d’approfondissement de la démocratie qu’il voulait faire accomplir à la démocratie sénégalaise ne se soit pas réalisé », a, notamment, soutenu le professeur. Interpellé sur le manifeste des 45 professeurs qui ont battu en brèche sa théorie sur l’avis contraignant du Conseil constitutionnel, Ismaël Madior Fall rétorque : « je suis professeur de chair, j’ai plafonné à l’Université mais je respecte tout le monde». Sans s’épancher sur le fond de la question,  il ajoute « si quelqu’un est plus éclairé que moi, je ne demande qu’à être éclairé.» Avant de confesser : « je n’ai pas le monopole de dire le droit. La raison juridique est une raison dialectique. Il n’y a pas de vérité v majuscule en droit. Ce qui est valable aujourd’hui en droit peut ne plus être valable».

Poursuivant, le constitutionnaliste trouve que « un président de la République ne peut pas se lever, parce qu’il croit que le mandat lui appartient et décider de la diminuer. Et demain ? »

Walfnet

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