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Les chambres de commerce retournent à l’école

Le bureau de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (Unicias), dans son ambition de se rendre dynamique, a signé une convention de partenariat avec l’Institut africain de management (Iam). Il s’agit, à travers ce partenariat, de renforcer les capacités des acteurs de l’économie nationale afin de mener à bien ses activités économiques. L’idéal est de permettre un partage d’expériences entre le milieu de la formation et celui des affaires. Ainsi, le président directeur général de l’Institut africain de management (Iam), Moustapha Guirassy, a déploré l’absence d’échanges entre ces deux entités, tout en estimant que le système de formation actuel ne marche que sur un pied.

La mission d’une école de formation et d’une université, explique-t-il, est d’être en contact et en relation avec les différents acteurs du secteur économique. «Le monde est complexe, les chambres ont besoin de se développer et les membres ont besoin de s’épanouir. Lorsqu’on parle de commerces et d’économie, l’épanouissement se passera par la compréhension des enjeux au niveau national et au niveau mondial. Mais aussi, par la formation», a indiqué l’ancien ministre de la Communication, M. Guirassy. Qui souligne, par ailleurs, que la signature de ce partenariat permet aux acteurs d’échanger et de partager les différentes expériences. Tout ce qui sera entrepris en termes de formation, reconnaît-il, viendra compléter les actions en cours. «La formation constitue un pan extrêmement important dans la politique de développement de l’union. Nous sommes heureux d’être remis au centre de notre écosystème. Alors, l’union regroupe les principaux acteurs économiques du pays. Donc, nouer cette relation, c’est former, interagir avec les acteurs. Nous allons apprendre d’eux, leur expérience et parcours», s’est réjoui le président de l’Iam. Le président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal, Serigne Mboup, a relevé que la mission de son institution est avant tout d’encadrer les opérateurs économiques. Cette option de sa structure, qui est un établissement à caractère professionnel, soutient-il, passera par la formation. «Les chambres de consulaires sont les acteurs de la formation professionnelle partout dans le monde. En France, 90 % des écoles de formation sont gérés par les chambres de commerce. Si, nous voulons aller vite, nous ne devons pas créer ce qui existe», a préconisé Serigne Mboup.

                                                                                                                                                                         Adama COULIBALY

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