Mor GASSAMA, économiste: «L’Afrique n’est pas une priorité pour les Usa»

 Le Sénégal ne devrait pas attendre un changement radical de la part de la nouvelle administration Biden. Et pour cause, le continent occupe une toute petite place dans la politique américaine.

 

Les relations économiques entre les Etats-Unis et l’Afrique, le Sénégal en particulier ne changeront pas fondamentalement avec la nouvelle administration américaine. «L’Afrique n’est pas une priorité pour les Etats unis», indique Mor Gassama. Docteur en économie et enseignant chercheur à l’Inseps de l’Ucad, Mor Gassama affirme que l’Afrique est généralement considérée comme une «petite entité» par les administrations américaines. «L’administration américaine considère le continent comme une seule entité, alors qu’elle considère par exemple individuellement la France, l’Allemagne ou la Grande Bretagne», dit-il. «La priorité des nouvelles autorités américaines serait d’abord de réconcilier l’Amérique avec elle-même et avec ses partenaires européens. Ensuite, permettre aux Usa de réintégrer les organisations internationales que Donald Trump avait quittées. La place de l’Afrique n’est pas très importante comparée aux autres», poursuit l’économiste qui précise, néanmoins, que cela ne signifie pas forcément que la coopération avec ses différents programmes va s’affaiblir. Le continent ne doit pas attendre grand chose de l’équipe Biden. Toutefois, Mor Gassama affirme que ce changement de régime ne va pas affaiblir le partenariat entre les Usa et l’Afrique en général, le Sénégal en particulier. «Tout compte fait, nous entretenons une coopération très dynamique sur le plan économique à travers l’Usaid qui est au Sénégal depuis 1961et les différents programmes (Mcc, Yali, Agoa,…)», soutient-il.

 

Cependant, les associations et Ong qui soutiennent les droits des homosexuels ou qui font la promotion de l’avortement vont pousser un ouf de soulagement. Elles vont pouvoir respirer financièrement avec l’arrivée de la nouvelle administration Biden. Ce dernier, sa vice-présidente, ainsi que l’ancien Barack Obama sont foncièrement pro avortement et pro homosexuel. La nouvelle administration va sans aucun doute rétablir les financements que son prédécesseur Trump avait suspendus. En effet, dès son accession au pouvoir, Donald Trump avait réactivé la règle qui interdit le financement fédéral des Ong qui soutiennent l’avortement.

 

 

 

 

Charles Gaïky DIENE

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