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Podor et Matam : La famine frappe aux portes des « foutankés »

Des milliers et des milliers de personnes de la zone nord risquent de mourir à cause d’une crise alimentaire qui se profile à l’horizon. Une situation liée à une baisse de la pluviométrie et de pâturages.

(Correspondance) – La faim est à la porte des départements de Podor et de Matam. Dans ces deux départements où la pluviométrie n’a pas été au rendez-vous, ce sont les éleveurs qui commencent déjà à fuir leurs villages. Dans les localités du Diéri de la commune de Fanaye, beaucoup de localités et autres hameaux se sont vidés de leurs occupants. Ces derniers à la recherche de pâturages pour nourrir leur cheptel ont pris la direction du Djolof et du Saloum. Aujourd’hui difficile de trouver des familles dans les villages de Tatki, Bélel Njawdi, Wila, Ganina, Soussane, Afou. En effet, les éleveurs de ces localités qui se trouvent dans la commune de Fanaye ont presque toutes emprunté le chemin de l’exode et ne seront de retour chez elles  que plusieurs mois après, renseigne Samba Yaya Sow, président de la Maison des éleveurs de la commune de Fanaye. Au niveau de certaines localités telles que Namarel, Bidi, Belli Gonadji et Lodé, beaucoup d’éleveurs qui n’ont pas jugé nécessaire de rester chez elles ont à leur tour fui leur terroir. Pour le président de la Maison de l’éleveur de Fanaye, il urge que le gouvernement leur vienne au secours. La situation est d’autant critique que ce qui se passe n’épargne ni le bétail ni les populations. «Les risques d’une catastrophe alimentaire sont presque à nos portes», tonne Samba Yaya Sow, éleveur à Tatki. Ce que confirment les agences onusiennes. Et selon ces organisations, ce sont plus de cinq millions de personnes qui doivent être aidées au plus vite avant qu’elles ne perdent la vie dans ces zones du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Du côté de l’Etat du Sénégal, Jean Pierre Senghor, secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire n’avait pas manqué d’évoquer la situation alarmante de ces populations et la nécessité d’une riposte. Le Cncr est, quant à lui, attendu très prochainement dans la vallée.

 

 

 

 

 

Abou KANE

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