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DES PONTES DU REGIME EPINGLES PAR LES CORPS DE CONTROLE : Le Crd s’étonne de leur maintien au poste

Le congrès de la renaissance démocratique continue à mettre la pression sur Macky Sall sur les rapports des corps de contrôle qui finissent toujours dans les tiroirs.

La Conférence des leaders du Congrès de la renaissance démocratique (Crd) qui réunit des partis politiques comme le Mouvement pour la République des Valeurs ; Alliance pour la citoyenneté et le travail ; Ld-Debout  et Taxaw Tem, n’apprécie pas l’attitude de Macky Sall à vouloir protéger ses partisans épinglés par les différents corps de contrôle. Les leaders de cette coalition se sont indignés du maintien de ces responsables épinglés à leur poste. «La Conférence des leaders du Congrès de la renaissance démocratique s’étonne que des prédateurs à l’image de tous ces présumés délinquants de la gestions des deniers publics, récemment épinglés dans les rapports de la Cour des comptes, qui sont quotidiennement vilipendés par la presse et dans les forums citoyens, soient maintenus à leurs postes, sans jamais être inquiétés, alors qu’ils devaient être immédiatement démis de leurs fonctions pour être traduits en justice, à défaut de se démettre par eux-mêmes pour  autant qu’il leur reste un peu d’éthique et de dignité», s’offusquent, dans une déclaration, Mamadou Lamine Diallo et Cie. Ils soutiennent que tous les  secteurs vitaux du pays sont à l’agonie de la seule faute d’un Président qui peine à se hisser au niveau de responsabilité d’un chef d’Etat capable de conduire les destinées d’une Nation.

En effet, le leader du Mouvement Tekki et ses camarades affirment que «cette situation est davantage aggravée par la hausse des tarifs de l’électricité, de l’eau, du transport et des prix des denrées de première nécessité, qui vient s’ajouter au chômage massif des jeunes, à une campagne arachidière désastreuse, aux licenciements de travailleurs et agressions contre les femmes et les enfants, dans un contexte  d’insécurité quasi générale». C’est pourquoi, le Crd «prend Macky Sall comme seul et unique responsable de cette situation qui n’est rien d’autre que le résultat de sa politique de prédation des ressources publiques, pilotée par des ministres incompétents, anti patriotes, avec des chantiers lourds et inachevés, des investissements hasardeux sans prise sur les besoins du pays, un endettement frivole, des institutions budgétivores et totalement inutiles, comme le Hcct». D’ailleurs, ils évoquent que «naïvement, Macky Sall pense qu’il peut continuer à jouer dans de telles difficultés, quoiqu’elles asphyxient les ménages, les entreprises et les travailleurs, par le piège des patriotes, des leaders politiques de l’opposition, des syndicats et de la société civile dans un ‘dialogue national’  auquel lui-même n’accorde aucun crédit, sauf à lui permettre, si on y prend garde, d’enterrer malicieusement la résistance sociale et politique à sa gouvernance désastreuse et de poursuivre sans état d’âme sa réjouissance machiavélique du pouvoir : lui, sa famille et son clan politique».

Devant ces difficultés qu’ils disent être causées par le régime  actuel ; les leaders du Crd qui ont salué la lutte des travailleurs, notamment dans les secteurs de l’Education, de la Santé et de la Pêche, réaffirment leur adhésion aux Plateformes Aar li nu bokk, Nio Lank Nio Bagn et leur soutien à article 25. Ils en appellent «à une plus grande synergie des acteurs et des initiatives, à l’unification des fronts – politique, social et de la société civile – pour opposer une résistance appropriée, qui mobilise tous les patriotes, pour arrêter les dérives de Macky Sall, de son système, la corruption généralisée et le pillage des ressources naturelles du pays, en complicité avec les compagnies étrangères». 

Par ailleurs, la Conférence des leaders du Congrès de la renaissance démocratique qui suit attentivement l’évolution de la situation qui prévaut dans la sous-région, a condamné  sans réserve «les dérives dictatoriales du Président Alpha Condé de la Guinée et lui rappelle ‘la règle des deux mandats’» qu’il doit respecter.

M.GACKO

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