Rufisque : FRAPP dénonce une «mafia» foncière

Si ce n’est pas le cœur de Rufisque, ce sont ses environs qui appâtent les bradeurs. Cela n’est pas sans conséquence sur les familles installées dans les zones en proie.

La situation est si alarmante que la société civile, à travers Frapp France Dégage et d’autres associations, tire la sonnette d’alarme via un communiqué parvenu à Walf Quotidien. «A Rufisque, c’est la spoliation, la démolition partout. A Dalal Diam, à Kounoune, 150 familles sont menacées d’expulsion. A la Cité Thiandoum de Ndiakhirate, 138 maisons et fondations détruites sans compter plus de 500 terrains nus perdus par leurs propriétaires. A Kounoune, 21 maisons et 5 fondations démolies et rasées sans compter aussi les terrains nus.  A Tivaouane Peulh, 1 796 victimes de démolition dont des maisons, fondations et terrains nus. A Déni Guedj Sud, du village de Simbiri à Lac rose, plus d’une centaine de familles sont menacées d’expulsion…», liste la société civile.

Face à ces menaces, les protestataires préconisent de suspendre les démolitions de maisons et de réaliser un audit foncier départemental à Rufisque et ailleurs au Sénégal. Ils demandent aussi d’éviter, autant que faire se peut, les déguerpissements des populations. Ils invitent à prendre les décrets délimitant les zones classées, les zones urbaines, les zones pionnières et les zones de terroir. Et exhortent à «identifier les fonctionnaires spoliateurs fonciers et les mécanismes par lesquels ils volent les terres». Avant de demander l’adoption d’un code foncier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Emile DASYLVA

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