AFFAIRE MASSALY Vers la radiation de la procédure

Affaire Mouhamadou Lamine Massaly contre la Gendarmerie nationale. Le procès s’est ouvert, hier, devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Mais ce n’était pas le jugement proprement dit où le jeune libéral comparaît pour «outrage à un corps constitué». Les avocats de la Défense ont soulevé une «exception de nullité des actes de la procédure».

Les conseils de celui qui se définit comme le «Wadiste éternel» ont estimé qu’en matière de diffamation, la procédure à suivre ne peut être celle des flagrants délits. Pour eux, l’affaire est justiciable devant le Tribunal correctionnel, à travers la procédure de citation directe. Chose pour laquelle ils ont demandé au juge de déclarer la procédure «nulle et de nullité absolue». 

Me El Hadji Amadou Sall est d’avis qu’une procédure de flagrance prévoit un délai minimum entre la période où la personne est déférée au Parquet, donc devant le procureur de la République et le jugement. «Alors que Massaly est resté en prison des mois sans être jugé», s’est désolé Me Sall. Avis partagé par Me Abdou Dialy Kane qui a estimé que «la diffamation ne peut être l’affaire des flagrants délits». L’avocat considère que son client n’a pas eu les moyens de se défendre. «Nous sommes en face d’une procédure parfaitement irrecevable», a fait remarquer Me Kane. Les juges vont vider cette première manche, mardi prochain, avant d’entamer le jugement proprement dit.

Mouhamadou Lamine Massaly est en contentieux avec la Gendarmerie nationale qu’il avait accusée de l’avoir torturé, lors de sa garde à vue dans les locaux de cette institution. C’était lors de sa première arrestation lorsqu’il avait traité Aminata Tall de «prostituée politique», dans un débat sur la 2Stv. La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) avait porté plainte et c’est une affaire pendante devant le Tribunal correctionnel de Dakar.     NDIAYE

 

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