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Aliou CISSE : «Russie 2018 passe par une victoire à Praia »

La qualification du Sénégal à la Coupe du monde Russie 2018 passe par une victoire des «Lions», ce samedi 7 octobre, à Praia.

L’affirmation est d’Aliou Cissé qui faisait face à la presse hier, vendredi 6 octobre. Mieux, le sélectionneur national a même soutenu qu’il a «trois finales à jouer et à gagner». Même s’il n’a pas manqué de relever son inquiétude par rapport au vent assez fort qui souffle sur la pelouse synthétique du Nacional Estadio de Praia.

L’état d’esprit du groupe

«Il est au beau fixe. Nous avons bien pu travailler depuis le début du regroupement. Hier (jeudi, Ndlr) c’était une journée de repos. Nous avons préféré laisser quelques joueurs au repos et au soin. Comme vous l’avez pu constater, aujourd’hui (hier, Ndlr) tout le monde est là. A l’heure d’aujourd’hui, tous les joueurs sont opérationnels. Kara Mbodji est opérationnel. Sadio Mané a eu un petit problème, plus précisément quelques soucis derrière la cuisse. Mais ça devrait aller, parce qu’il a eu ce même bobo en club, contre le Burkina Faso aussi. Lamine Gassama aussi avait eu quelques soucis à la cheville mais ça devrait aller. Le staff médical a bien travaillé et nous verrons comment ça va se passer. Mais à 90 %, il y a une possibilité qu’ils démarrent le match».

Le mot d’ordre : gagner

«Le mot d’ordre est de continuer sur ce que nous sommes en train de faire. L’objectif, c’est Russie 2018 et ça passe par Praia demain à 16h 30 (ce soir, Ndlr). Nous avons à cœur de faire un beau match, de gagner le match pour pouvoir espérer aller en Russie en 2018. Nous croyons à ce que nous faisons. Nous avons notre peuple derrière nous, nos supporters aussi. Beaucoup de Sénégalais voudraient voir cette équipe gagner demain (ce soir) pour redonner l’espoir et l’envie à notre peuple».

Les coups de pied  arrêtés

«Les coups de pied arrêtés sont importants quand la situation est difficile, mais il n’y a pas que ça. Le plus important, c’est que les joueurs puissent être à 100% de leurs moyens pour jouer leur meilleur football. Sur ce plan, je n’ai pas de soucis à me faire. S’ils arrivent à jouer leur meilleur football, on pourra faire un bon résultat ici. Même s’il y a eu beaucoup de débats sur nos coups de pied arrêtés qui ont été mal exécutés. Mais on ne sélectionne pas des joueurs parce qu’ils savent tirer des coups francs. On les sélectionne parce qu’ils savent jouer au football, parce qu’ils sont capables d’apporter dans l’impact, de la créativité dans le jeu etc. Nous avons des joueurs qui savent le faire. Malheureusement face au Burkina Faso, ça n’a pas été bien fait. Je le reconnais».

Le genre de match attendu

«Le Sénégal est une équipe qui aime jouer au football. Nous avons battu le Cap-Vert chez nous. Nous proposons de belles choses depuis quelques temps. Même si sur la double confrontation contre le Burkina Faso, on méritait au moins les trois points lors de la manche retour. Pendant ce temps, le Cap-Vert a réussi à gagner sa double confrontation contre l’Afrique du Sud. Nous avons regardé ces matches et je pense que nous avons assez d’arguments pour faire de bons résultats ici. Nous allons essayer de jouer le meilleur football possible. Mais pour l’aspect tactique, je préfère le réserver pour le briefing de demain. Vous comprendrez que dans le football d’aujourd’hui, il n’y a plus des choses à cacher. Nous avons des joueurs d’envergure mondiale. Ils ont tous envie d’aller à la Coupe du monde. C’est un match important pour cette génération, pour notre pays. Je n’ai pas besoin de rajouter une pression supplémentaire sur mes joueurs. Ils savent ce qui leur reste à faire. Mais, je peux vous garantir qu’ils ont envie d’aller en Russie au lieu de regarder ce Mondial à la télévision. Les joueurs savent que pour qu’ils progressent, il est important qu’on aille à cette Coupe du monde».

Gagner, un impératif ?

«Il faut gagner ce match. D’ailleurs, nous jouons tous nos matches pour les gagner, à fortiori celui de demain (ce soir, Ndlr). Parce qu’une victoire nous donnera une bonne position pour aller en Russie. D’où l’importance de ce match. Il est très important même. Nous avons trois finales, il faut être au rendez-vous pour les gagner. D’ailleurs, le match que la Fifa a décidé de rejouer n’aura de sens que si on obtient un bon résultat ici. Personnellement, je prépare des victoires. Je ne prépare jamais de matches nuls encore moins de défaites. Même si je sais qu’il y a des gens qui préparent des défaites (éclats de rire).».

Alfred Gomis, un grand gardien

«C’est un garçon pétri de qualités. Il doit encore progresser. Je fais confiance à Tony (Sylva) qui le connaît. Il vient retrouver d’autres grands gardiens. La concurrence va être rude à ce poste-là. Mais comme je l’ai déjà dit, ce sont les performances en club qui vont définir en un moment donné, la continuité de nos gardiens. C’est très important d’avoir de très bons gardiens et Alfred (Gomis) en fait partie. Tant mieux pour nous».

Mbaye Niang, titulaire ?

«C’est un attaquant important. Il peut jouer dans l’axe ou à gauche comme il le fait présentement avec son club le Torino (Série A). Personnellement, je n’ai pas de préférence parce que ce qui m’intéresse le plus, c’est l’équilibre du groupe. Mais, nous en avons discuté et il m’a fait part de sa préférence. Quant à sa titularisation ou non, on verra samedi (éclats de rire)».

Pelouse synthétique
«Je préfère jouer sur une pelouse synthétique comme celle de Praia qu’un terrain avec du gazon naturel comme la pelouse de Madagascar. Lors du premier tour, nous avons joué sur une pelouse catastrophique à Antananarivo. Là au moins, il n’y aura pas de faux rebonds, même s’il est vrai que la surface est très dure. Mais, nous avons pu s’entrainer pendant une semaine sur une pelouse synthétique (à Diambars d’abord, Ndlr). Toutefois, ce qui m’inquiète le plus, c’est le vent. Il y a beaucoup de vent. Or, on sait que l’ennemi du football aujourd’hui, ce n’est pas ni la pelouse, la pluie, la neige ou la chaleur, mais c’est surtout le vent. Il peut changer la trajectoire d’un tir. Il perturbe le jugement des gardiens et des joueurs. La pelouse synthétique n’est pas une excuse. L’équipe adversaire aussi joue sur cette pelouse».

LE CAP-VERT ET LE BLOC-BAS

«En principe, le Cap-Vert devrait jouer pour gagner. C’est ce qui devrait être visible. C’est ce qui devrait se passer. Mais, on sait très bien que ça peut ne pas se passer comme ça. Vous, journalistes, pensez que le Cap-Vert va ouvrir le jeu, qu’il va jouer. Mais, je ne peux pas le garantir. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup d’équipes ne jouent pas contre le Sénégal. Je m’attends à de pareils matches avec deux lignes de 4 joueurs, un bloc bien dense et des contre-attaques. C’est à nous de trouver des solutions, d’être patients, de combiner, de tenter des choses pour trouver la faille».

 

Sud Quotidien

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