La CEDEAO ouvre la Caisse d’avance de la ville de Dakar :  Khalifa SALL édifié  ce vendredi 

On joue les prolongations dans l’affaire de la caisse d’avance.

Et c’est aujourd’hui  que la Cour de justice de la Cedeao va statuer sur le cas du maire de Dakar condamné à cinq ans de prison dans l’affaire de la Caisse d’avance. Ses conseils qui estiment que les droits de leur client n’ont pas été respectés avait saisi la juridiction sous-régionale.

Et de deux dans l’affaire dite de la caisse d’avance. C’est aujourd’hui que la Cour de justice de la Cedeao va statuer sur le cas du Maire de Dakar. Khalifa Sall avait sollicité ladite cour pour faire annuler son procès pour des manquements à ses droits. Il estimait que ses droits avaient été bafoués durant son incarcération. Il est accusé par l’Etat de détournement de fonds, faux et usage de faux, blanchiment et détournement de deniers publics.  La justice communautaire a été saisie le 22 janvier 2018 par les avocats de Khalifa Sall, à la veille du début de son procès.

Les avocats du Maire de Dakar voulaient que l’affaire soit jugée en procédure d’urgence. Cependant, dans un arrêt rendu le 20 février 2018, la Cour d’Abuja avait estimé qu’elle s’y était prise très tard pour des mesures d’urgence, puisque le procès était déjà en cours. Dans sa décision rendue, la Cour de justice de la Cedeao n’avait pas ordonné les «mesures provisoires» demandées par les avocats de Khalifa Sall. Ils réclamaient qu’une injonction soit faite à Dakar de laisser la défense entendre tous leurs témoins à décharge. Et que le Tribunal correctionnel accepte la caution devant permettre une liberté provisoire au «Grand maire».En sus de cela, la Cour commune de la Cedeao avait jugé mardi 24 Avril 2018, à Bamako, l’affaire opposant le maire de la Ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall à l’Etat du Sénégal.

Dans la procédure de référés pour la prise de «mesures provisoires», la défense avait sollicité que les juges de la Cedeao intercèdent auprès de Dakar, afin de «garantir un procès juste et équitable». Et aussi d’ordonner une expertise dans la gestion de Khalifa Sall, depuis son accession à la mairie de Dakar. «C’est sur ces mesures que la Cour de justice de la Cedeao ne s’est pas prononcée. Au moment où ces recours étaient introduits, les avocats de Khalifa Sall avaient indiqué aux juges de la Cedeao que certaines d’entre elles n’avaient plus d’objet car le procès en ce moment avait commencé et le Tribunal de Dakar avait accepté d’entendre certains témoins à décharge», informait dans nos colonnes une source de Walf Quotidien. A l’issue de l’audience, la juridiction communautaire a mis l’affaire en délibéré au 29 Juin 2018.

Poursuivi dans le cadre de  l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, le délibéré qui a été rendu le 30 mars dernier a condamné le maire de Dakar à 5 ans de prison ferme et à une amende de 5 millions de F Cfa pour «faux et usage de faux» et «escroquerie portant sur des fonds publics». En revanche, il a été relaxé des chefs d’inculpation d’«association de malfaiteurs» et de  blanchiment de capitaux». Le maire de Dakar est en prison depuis le 7 mars 2017.

 

 

Magib GAYE

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