Categories Société

Conférence de presse ciblée : Le CORED dénonce la démarche de Babacar NGOM

Pour le CORED, Babacar NGOM se prononce sur un sujet d’un grand intérêt public. Par conséquent, cette conférence de presse devait être couverte par tous les médias.

Au cœur de la tempête, Babacar NGOM va livrer sa part de vérité dans l’affaire des terres de Ndengler. Mais le PDG de SEDIMA ouvre aussi une autre polémique sur son choix de s’exprimer devant un nombre restreint de médias aujourd’hui entre 16h et 18h. Dans un communiqué, le Conseil pour l’observatoire des règles d’éthique et de déontologie du Sénégal (CORED) estime que la diffusion de la prise de parole de Babacar NGOM constitue un sujet d’un «grand intérêt public» et «doit être ouverte à toute la presse, pas seulement réservée à un groupe restreint de médias».
Dans sa bande annonce, le groupe Sedima a choisi 2STv, 7 Tv, Groupe futurs médias, Itv, RTS, Sen Tv, Walf Tv et les sites Seneweb, Leral.net et Dakar Actu. Ce dernier, dans un post sur sa page Facebook, a informé hier qu’il n’a jamais donné son accord au Groupe Sedima pour l’utilisation de son logo sur l’affiche annonçant la conférence de presse. «Cette activité ne sera pas diffusée en direct par Dakar Actu», précise le site internet. En tout cas, à l’endroit des médias concernés couvrant la prise de parole du patron du groupe Sedima, le CORED «rappelle qu’une éventuelle diffusion rémunérée de cette prise de parole relèverait du publi-reportage et, qu’à ce titre, le public devrait en être informé au cas échéant».
Le CORED d’ajouter : «La déontologie interdit de confondre le métier de journaliste avec celui de publicitaire et le journaliste ne doit accepter aucune consigne directe ou indirecte des annonceurs, d’où d’ailleurs la séparation au sein de l’entreprise de presse entre la partie rédactionnelle et la partie commerciale.» Le président du CORED, Mamadou THIOR, et ses camarades appellent les médias à «l’exercice d’un journalisme responsable qui prend en compte le droit du public à une information juste et équilibrée».
La structure d’autorégulation des médias en profite pour rappeler des grands principes qui fondent la pratique du journalisme au quotidien. «Le rôle du journaliste consiste à collecter, traiter et diffuser sans entrave l’information. Comme l’indique la Charte des journalistes du Sénégal, s’inspirant des Chartes internationales comme celle de Munich (1971), «le citoyen sénégalais a droit à une information exacte, pluraliste et impartiale en vue de mieux exercer son droit à la satisfaction de ses aspirations». «Ce droit pose le principe du libre accès aux médias qui sont des espaces où s’expriment divers groupes, des lieux où les politiques publiques font l’objet de débat, offrant ainsi aux citoyens l’occasion de prendre connaissance des différentes opinions sur les sujets qui l’intéressent», rappelle le CORED.

 

 

 

 

 

 

Lequotidien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *