CRD : L’ACT de Abdoul MBAYE claque la porte

L’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a pris ses distances avec le Congrès de la renaissance démocratique (Crd). Selon le Directoire exécutif de l’Act, «en raison d’un ensemble de faits et de perspectives, il a été décidé d’arrêter le compagnonnage avec les camarades du Congrès de la renaissance démocratique», lit-on dans un communiqué qui ajoute que le parti confirme son credo en la condition d’une opposition rassemblée pour savoir donner les justes répliques aux excès du régime en place. «Les efforts pour ce faire ont déjà permis des victoires significatives lors des élections territoriales de janvier et législatives de juillet derniers. Ils devront donc être maintenus et renforcés au moment où la constitution du Sénégal pourrait de nouveau être malmenée au risque de conduire le Sénégal vers un avenir d’affrontements et de violences dans la durée», ajoute le communiqué. Toutefois, le parti fondé par Abdoul Mbaye soutient que les relations avec les entités membres du Crd demeurent cordiales et de qualité, comme le sont et le resteront celles avec tout parti ou mouvement soucieux du respect de notre constitution et d’une  véritable alternative politique susceptible d’éviter au Sénégal cet éternel recommencement politicien fait d’oubli de promesses et de solutions aux préoccupations citoyennes, de choix d’une «mal gouvernance privilégiant prévarication et népotisme»

Six partis et mouvements avaient mis sur pied le Congrès de la renaissance démocratique «And Dekkil Bokk». Lequel avait pour mission de s’investir dans une refondation morale, institutionnelle, économique et sociale du Sénégal. Parmi les partis et mouvements à l’initiative de la création du Crd , on peut citer le Mouvement Tekki, le Parti de l’Émergence citoyenne, La République des Valeurs, l’Act, la Ld Debout…  Ils dénonçaient la «dégradation généralisée et continue» de la situation du pays ponctuée par la «grave crise» des valeurs au sein de toutes les couches de notre société, le mépris des gouvernants pour les vertus républicaines. Ils pointaient également du doigt le «discrédit de plus en plus manifeste» de certaines de nos institutions, etc.

Magib GAYE 

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