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Ces défis qui attendent Macky en 2022, selon Meissa BABOU

Il ne faut pas s’attendre à grande chose pour 2022, à part la persistance de la de-mande sociale. «Le budget de 2022 n’a rien révélé d’extraordinaire pour qu’on puisse penser que l’année prochaine va être le point de départ de quoi que ce soit», déclare le professeur Meissa Babou.

Selon lui, c’est parce les défis sociaux qui attendent Macky en 2022 sont nombreux. «Cela va être principalement du côté de l’autosuffisance alimentaire. L’agriculture est un secteur d’activité qui concentre la majorité des Sénégalais, mais elle est laissée en rade, sans aucune perspective», souligne Meissa Babou, ajoutant que c’est la même chose avec les secteurs de la santé et de l’éducation. Comme pour mettre le doigt sur les priorités, M. Babou affirme qu’on préfère un stade à des universités et des projets aussi faramineux que le Ter et le Brt en lieu et place des hôpitaux. Les défis sont là, met-il, en évidence. Et, à l’en croire, ce n’est pas avec une dizaine, vingtaine de milliards de francs Cfa qu’on va pouvoir les relever. Meissa Babou qui souhaite que le gouvernement réponde à la demande sociale, indique que les ressources induites par le pétrole et le gaz devraient être mieux partagées. «Il faut qu’on mette suffisamment de ressources dans chaque secteur, pourquoi pas 100 milliards de francs Cfa dans les secteurs sociaux, pour enfin, relever le défi d’un développement social, pas seulement économique, et qui est la cause principale du marasme social, de la pauvreté, de la violence et fatalement d’une jeunesse qui n’écoute plus ses dirigeants, parce que désespérée», soutient-il. Le constat, d’après M. Babou, est que le Sénégal est un pays où les scolarisés et les diplômés ne voient même pas la queue du diable pour la tirer. Cela est dû, d’après lui, à «une erreur stratégique». A son avis, si la croissance est au rendez-vous avec des grands groupes aux intérêts extravertis, le Sénégal ne se retrouve pas dans une amélioration socio-économique. «Il n’y a pas d’emploi. Les maigres salaires que nous avons face au coût de la vie ne sont pas pour aider la plus grande masse des Sénégalais qui s’enfoncent dans la pauvreté», fait-il constater.

 

 

 

Emile DASYLVA

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