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(Dossier) Prisonniers palestiniens : Entre « la Liberté et la Dignité » ou la mort

L’Etat israélien compte-t-il mettre fin à la résistance de la Palestine en enfermant tous les Palestiniens valides et révoltés? La question mérite d’être posée au vu du peuple palestinien détenu dans les geôles israéliennes.

Femmes, enfants (certains nés en prison), journalistes, députés, anciens ministres, tous ceux-là que les balles n’ont pu atteindre, et qui par malheur ont échoué entre les mains des soldats d’Israël, sont retenus prisonniers. En 2016, ils étaient estimés à plus de 6600. WALFNet vous plonge dans les cachots de l’Etat israélien. Certains sont détenus de plus de trois décennies. Ils ont passé plus de temps en prison que Nelson Mandela lui-même.

 

 

 

Doyen des détenus

L’Etat israélien a mis la main sur des Palestiniens contestant son expansion bien avant les accords d’Oslo. Certains d’entre eux, 29 plus précisément, sont toujours détenus dans les geôles israéliennes. Ils sont appelés : les « généraux de la patience ». Karim et Maher Younes font partie des neufs détenus qui ont bouclé trente ans derrière les barreaux.

Malade physiquement et psychologiquement

 

Selon des informations de l’Ambassade de l’Etat de Palestine au Sénégal, « près de 1800 prisonniers souffrent de maladies contractées pour la plupart en prison. Ils sont tous victimes de négligences médicales délibérées, ce qui pour certains, peut les condamner à mort après leur libération. Ainsi 26 d’entre eux souffrent de cancer et de maladies graves, 80 d’handicapes divers. Le Ministère des prisonniers palestiniens a recensé depuis le début de l’occupation 210 prisonniers morts pendant leur incarcération, dont 58 pour négligences médicales délibérées et 71 du fait de tortures et mauvais traitements. 74 ont été directement assassinés par des meurtres extrajudiciaires. Sans oublier les centaines de cas de d’anciens prisonniers assassinés après leur libération. Ces violations constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en vertu du Statut de Rome, et l’article 131 de la 4ème Convention de Genève .

 

Comble d’acharnement, les autorités pénitentiaires retiennent au mépris des règles de civilisation élémentaires, un nombre important de corps de prisonniers dans des tombes anonymes situées dans des zones militaires interdites d’accès en violation de l’article 130 de la 4ème Convention de Genève. En 2016, plus de 13 corps de prisonniers décédés ont été retenus empêchant leurs familles de pouvoir faire leur deuil ».

 

 

En hommage à cette grande population carcérale et en signe de solidarité la date du 17 avril a été instituée «Journée du Prisonnier» dans une indifférence mondiale aussi manifeste que coupable. Ces prisonniers, qui, pour certains, sont traités tels des terroristes, ne jouissent d’aucun droit. En entamant une grève de la faim, voilà vingt-cinq jours, ils ont décidé de ne pas rompre avec la Résistance. Leur cri de cœur : « la Liberté et la Dignité », leur symbole « l’eau et le sel » dont ils se « nourrissent ».

Grâce notamment à un leader de la trempe de Marwan Barghouti, leur cri de cœur qui a trouvé un écho favorable chez de nombreuses figures et commence à faire tâche d’huile. Même si, jusque-là, les Etats se refusent de regarder ce qu’il y a à l’intérieur des cachots israéliens. Dans de nombreux pays, arabes notamment, des figures éprises de Justice et d’équité s’organisent  relayent la voix de ces Palestiniens à qui la Dignité a été arrachée. Depuis Robben Island, la mythique prison où fut enfermé Nelson Mandela, Ahmed Khatrada, un de ses compagnons de captivité pendant 26 ans, a lancé une Campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens. C’est la Déclaration Robben Island.

 

Selon des informations de l’Ambassade de l’Etat de Palestine au Sénégal, «la campagne et son document fondateur, la Déclaration Robben Island, ont reçu le soutien de 8 lauréats du prix Nobel de la paix, de 120 gouvernements à travers le monde et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’universitaires, d’artistes et de milliers de citoyens. Au Sénégal, elle a déjà reçu le soutien de nombreux intellectuels et personnalités politiques dont l’ancien Ministre des Affaires Etrangères du Sénégal, le Professeur Ibrahima Fall. La campagne, inspirée de la campagne Free Mandela, est devenue la manifestation la plus large du soutien international à la seule cause palestinienne. Comme en Afrique du Sud, la mobilisation internationale est essentielle pour réaliser la libération des prisonniers, une étape indispensable vers la liberté du peuple palestinien et de la paix ».

 

 

Pour les initiateurs de ladite Déclaration, seule la Communauté internationale peut, à l’instar de ce qui s’est passé en Afrique du Sud, pousser l’Etat d’Israël à traiter humainement ces prisonniers qui ne sont coupables que du délit de défense de leur territoire

 

 

WALFNet

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