FARINE DE MAÏS ENRICHIE L’Uemoa préconise une réglementation harmonisée

L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) préconise une démarche concertée de ses Etats membres en vue d’adopter des normes harmonisées dans la spécification de la farine de maïs, a indiqué, mardi à Dakar, Alain Faustin Bocco, Commissaire au département du Développement de l’Entreprise, de l’Energie, des Télécommunications et du Tourisme. «Le travail que nous démarrons va servir plus tard à l’ensemble des 15 de la Cedeao», a assuré M. Bocco qui s’exprimait lors d’une réunion sous-régionale de validation du projet de normes de spécification de la farine de maïs enrichie en micronutriments.

 

Par rapport à ce produit, le processus consiste à la validation de cette spécification technique. A l’issue de cette validation, le procédé va se poursuivre jusqu’à ce que cela aboutisse aux normes de l’Uemoa. «Ce qui bloque pour ce genre de réunion sont les questions de fonds soulevées par les producteurs par rapport à des concentrations ou des spécifications qui ne peuvent pas être respectées. Ce processus vise à régler les problèmes de nutrition dans les états membres», a-t-il relevé. «Nous sommes en collaboration avec certains partenaires techniques qui sont pionniers en la matière qui ont pris à bras le corps ce problème de santé publique que constitue la malnutrition», a indiqué M. Bocco. «Dans un premier temps, a-t-il souligné, il s’agit de mettre l’accent sur les produits de consommation en courante qui peuvent constituer de vrais vecteurs pour ce processus d’enrichissement des aliments en micronutriments». Il s’agit de voir comment, à travers la vulgarisation de ces produits enrichis, régler la malnutrition. En guise d’exemple, il a cité le cas de l’iode qui est un élément important dans le sel, la farine de blé qui a été enrichi en vitamines A et C.

En plus de cela, a-t-il ajouté, «nous avons pensé à intégrer le sucre mais, compte tenu de l’image négative qui colle sur des complications sanitaires, nous avons décidé de marquer un peu de recul et de nous assurer qu’en retenant ce produit, nous n’aggravons pas avec d’autres problèmes de santé publique en passant à régler celui de la malnutrition».

Dans la même logique, Alain Faustin Bocco a fait remarquer que les Etats ont estimé qu’il faut élargir la gamme de produits. «Le produit ciblé est la farine de maïs. Il s’agit de voir comment faire pour que ce produit, qui constitue un des éléments de base de l’alimentation dans les pays de notre zone, soit enrichi en micronutriments pour résoudre ce fléau silencieux qui constitue un vrai problème de santé publique dans la plupart de nos pays», a expliqué M. Bocco.

 

 

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