FESTIVAL INTERNATIONAL «ECO-ARTS» Echanges artistiques entre peuples de l’eau

Samedi, Yoff était le centre de gravité de tous les peuples de l’eau, venus du Sénégal et du Mali pour la cinquième édition du Festival international des peuples de l’eau dénommé «Eco-arts». Sur la plage, les différentes ethnies de ces contrées ont fait voir à travers la danse, les chants, les courses de pirogues, etc., la diversité de leurs cultures.  

 

Une forte ambiance a régné samedi à la plage de Yoff Tonghor dans le cadre de la cinquième édition du Festival international des peuples de l’eau dénommé «Eco-arts». L’animation est assurée par les danseuses de Ndawrabine et le groupe «Nguéwel gui» de Yoff Ngaparou dirigé par Ngagne Mbaye. Les spectateurs sortent de tous les coins de Yoff pour suivre la manifestation. Les Lébou étaient majoritairement présents, car la commune de Yoff est le partenaire privilégié de ce festival. Les populations de Ngor et de Ouakam n’ont pas manqué à l’appel. La raison ? Eco-arts est partagé entre ces trois grands villages Lébou appelés «Tànk». De la musique moderne et des sons de tambours se mêlent pour inviter tous à la danse Ndawrabine. Les femmes habillées en boubous traditionnels accompagnés d’accessoires esquissent des pas en avant, en arrière, haussement de têtes, les mains tantôt en haut tantôt en bas. Les spectateurs tapent les mains en chœur pour vivifier l’ambiance. Des chansons sont formulées par la troupe de Ngor pour rendre hommage à Mame Ndiarré, le génie protecteur de Yoff. Plusieurs troupes ont présenté différentes chorégraphies avec divers instruments musicaux liés à leurs cultures. Il y avait  mbadembo de la Casamance. Il se sont illustrés avec la Kora, le Balafond et le Bombolong. Il y a eu aussi Domu teunguedj de Rufisque, la troupe de Bignona Wa koudiaf, Wa Fatick, Binta Ndir, la traîtresse de Yoff, etc. Toutes ces troupes pour répondre au thème choisi cette année, qu’est «Diversités culturelles et développement local durable : le rôle des acteurs».

Après la danse, place au théâtre avec la compagnie Jamboor de Yoff qui a restitué la pièce Bataille de Jamboor  sur scène relatant l’histoire entre Yoff et le royaume du Cayor. «Cette histoire est le mythe fondateur du village de Yoff», affirme l’un des participants qui a voulu garder l’anonymat. Sur la plage de Yoff, la course des rameurs constitue l’attraction de l’île.

La culture urbaine prendra place aujourd’hui. C’est le seul volet restant du programme étalé depuis cinq jours. Le festival «Eco-arts» a déjà déroulé plusieurs activités, notamment des forums, des expositions d’œuvres d’art, contes et légendes des peuples de l’eau, Miss Eco-arts 2015… Selon le directeur du festival, Yakhya Ndoye, le but de ces activités est de renforcer les liens culturels. «Ce sont des moments privilégiés de communion entre acteurs culturels d’origines et de croyances diverses, de talents, de savoir-faire», argumente-t-il. Selon lui, «Eco-arts» a pour objectif global de promouvoir les expressions culturelles des peuples de l’eau : (Lébou de la presqu’île du Cap-Vert, Subalbé de la vallée du fleuve, Niominka de la rivière du Sine Saloum, Diola et Peulh du fleuve Casamance). Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, estime que cette initiative doit être renforcée, car la culture est un vecteur de développement économique et social. «Le mérite de cette manifestation réside dans cette démarche, généreuse et nourrie d’optimisme pour la promotion de nos cultures plurielles au développement local», souligne-t-il. Le maire de Yoff Abdoulaye Diouf Sarr abonde dans le même sens. «Un peuple sans culture est un peuple sans âme. L’âme de Yoff, sa force et son originalité résident dans son encrage à la culture lébou», ajoute-t-il

Awa SOW

(Stagiaire)

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