Hausse du prix du ciment : Les grossistes se défaussent sur les cimentiers

  Le prix unitaire du sac de ciment passe de 3 200 francs Cfa à 3 500 voire 3 700 francs.

 

De même la hausse de la tonne de ciment est notée. Elle avoisine les 65 mille, même 70 mille francs Cfa, selon des revendeurs rencontrés. Des vendeurs confirment la hausse mais surtout la rareté du ciment. «On est obligé de nous rabattre dans le marché noir (marché ou le prix n’est pas fixe, selon leurs explications)», affirme un vendeur. Les cimentiers sont d’avis que le nombre d’intermédiaires dans la chaine du ciment explique la hausse. Chacun doit vendre au plus du prix d’achat pour faire bénéfice, expliquent-ils. Les revendeurs et les camionneurs peinent à accéder aux produits aux portes de l’usine. Cela prend parfois 5 voire 10 jours, selon nos interlocuteurs. Pour des camionneurs, ces attentes occasionnent des dépenses, car ce sont des jours perdus. Il faut payer au minimum 50 mille francs Cfa. La décharge de la tonne est de 2 000 francs Cfa. Les camions transportent en général 30 tonnes, estiment les camionneurs. Le manque de ciment et la hausse du prix du produit à des conséquences sur les travailleurs du ciment, mais aussi sur les travaux de construction. Les distributeurs souhaitent que l’Etat fasse une descente pour voir ce qui se passe dans les usines.

Pour les associations de consommateurs, l’Etat doit intervenir face à la hausse. Pour l’Association pour la défense des locataires du Sénégal (Adls), il y avait déjà une hausse de «5 000 francs Cfa acceptée aux cimentiers sur le prix de la tonne de ciment au nom du projet des logements sociaux». Pour le président de l’Adls Elimane Sall, ces augmentations impactent sur le prix du loyer d’autant que des bailleurs décrient la hausse. «L’Etat ne fait rien. Ces hausses ne font qu’augmenter les prix», analyse-t-il. Avant de poursuivre : «On s’attendait à une baisse puisqu’on parle de relance économique». Pour M. Sall, l’Etat doit réguler le marché. Pour la jeune association de consommateurs, le Forum des jeunes consommateurs du Sénégal (Fojcosen) d’Alassane Lahi Sow, cette hausse est encore une surprise. Pour l’association, il faut un arrêté pour faire respecter des prix homologués. Interpelée sur la hausse du prix du ciment, la Sococim indique qu’elle ne peut communiquer sur la hausse du prix du ciment.

 

Lire aussi :

Hausse du prix du ciment : les acheteurs devant le fait accompli

 

Emile DASYLVA

 

 

1 Commentaire

  1. « Si c’est trop c’est trop » la responsabilité totale revient à l’Etat sénégalais. Cette hausse du prix du ciment est inconcevable.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*