In memoriam Mouhamadou Bamba NDIAYE (Par Pape Cheikh Jimbira SAKHO)

CONTRIBUTION 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« C’est à Dieu que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournons ! » (2 : 156)

Cher Bamba, j’allais dire « grand Cheikh » – comme j’aimais à t’apostropher familièrement – voilà déjà un an que tu nous as quittés, laissant un vide abyssal autour de nous. Depuis ton départ, le souvenir de ta bonne humeur, de ta chaleureuse gaieté et de ta désinvolture, ne cesse de me visiter. Je songe notamment aux discussions enflammées et interminables, que nous tenions dans mon salon.

En cette circonstance de solennité, nous sommes ici réunis – membres de ta famille, amis et compagnons, ainsi que tous ceux qui t’ont connu et apprécié – pour nous rappeler à ton bon souvenir, et te rendre cet hommage plus que mérité pour ton engagement constant dans le combat pour la Cause islamique.

A cet hommage, je ne peux manquer d’associer notre jeune ami Amèth Loum Samb, sympathique compagnon de route sur « le sentier d’Allah », et qui fut particulièrement attaché à nos deux personnes. Mais, comme par une feinte de l’histoire, Amèth est allé te rejoindre dans le quartier paisible de l’inter monde de « Barzaq », alors qu’il fut le principal initiateur de cette présente cérémonie d’hommage qui t’est dédiée. C’est précisément lui qui m’avait demandé d’écrire quelques lignes de témoignage sur toi.

Pour avoir été l’un des « 4 mousquetaires » qui, il y a quelque quatre décennies, ambitionnèrent de constituer l’avant-garde intellectuelle organique dévouée au triomphe de la Cause islamique au Sénégal, cet éloge funèbre revêt pour moi une signification profonde.
Je ne m’étendrai pas sur les liens de sang issus de ton mariage avec ma petite sœur, Adja Anta, lesquels sont venus consolider notre amitié. J’en remercie Allah, et je prie qu’Il bénisse et accorde une longue vie à ma nièce Wafa et à mon neveu Babacar.

Sans être long, il m’incombe d’abord de témoigner que, tout au long de ce noble combat, tu as pleinement joué ta partition, signant notamment des contributions dans divers journaux, donnant des conférences et des causeries sur divers aspects de l’Islam aux quatre coins du pays et au- delà, faisant des « tafsîr » (commentaires du Qurân) dans plusieurs mosquées, te précipitant aux premières lignes de toutes les manifestations d’« islamistes » et donnant le ton des « takbir » («Allahou Akbar ») appelant à l’avènement d’un régime islamique au Sénégal.

Il est vrai, au cours de ce parcours semé d’embûches, nous avons eu de profondes divergences de points de vue et de postures mais, nous ne nous y attarderons point ici. Il m’incombe plutôt de confesser que tu m’as souventes fois fais part de projets d’écriture dont certains étaient bien entamés. Mais, il est apparu que les actes que le Seigneur avait autorisés en ton séjour terrestre étaient déjà scellés. J’espère que le modeste hommage que je te rends en te dédiant ma dernière publication, constituera un signe de piste de nature à éclairer et à encourager la nouvelle génération qui piaffe d’impétuosité pour poursuivre l’initiative des « 4 mousquetaires », dont «Pour l’Islam ou l’anti-intellectraître »  constitua certainement le premier jalon.

Au demeurant, je me demande si, en cette auguste circonstance et devant cette illustre audience, je me dois de parler de l’article « Orange rouge « , que tu as bien voulu me faire partager en cette matinée du samedi 12 juin 2021. Je le trouve intéressant mais, l’univers périlleux de la politique et l’assassinat que tu y évoques, jurent avec la tonalité de ce moment solennel et me dispense d’en parler.

Tu effectues le retour vers le Seigneur avant moi mais, en attendant de te rejoindre bientôt dans l’éternité de la miséricorde divine en compagnie de notre Prophète bien-aimé et des élus d’Allah, tu resteras dans la rétine de mon cœur.
A cet égard, il me vient à l’esprit cette entrevue post mortem avec mon cher oncle Babacar Guèye, où ce dernier – en compagnie de « Amîr » Alioune Diouf – m’expliquait la signification du verset 154 de la sourate 2 : « Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d’Allah qu’ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients. » !

Ce passage précède celui cité en exergue, et son enseignement est repris aux versets 169 à 171 de la sourate suivante : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. Ils sont ravis d’un bienfait d’Allah et d’une faveur, et du fait qu’Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. »

Notre cher Bamba et notre cher Amèth étaient bien ancrés « dans le sentier d’Allah » et œuvraient sans répit pour le triomphe de la Cause d’Allah. Nous pouvons gager que les véridiques d’entre nous les retrouverons dans l’éternité de la miséricorde divine, « bien pourvus et joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. » !

Louanges au Seigneur des mondes.
Paix et Salut sur le Prophète de l’Islam.
Gloire à l’Islam !
Wa salam !

 

 

Pape Cheikh Jimbira SAKHO

 

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