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INSECURITE ROUTIERE AU SENEGAL : Les Etats-Unis sonnent l’alerte

L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Salama Mushingi, appelle à se précipiter pour l’urgence des dégâts de l’insécurité routière. Il a tiré la sonnette d’alarme, hier, lors de la présentation des résultats d’un projet, financé par le pays de l’Oncle Sam.

Pour Washington, il y a urgence dans la sécurité routière au Sénégal. «L’insécurité routière est une urgence au Sénégal où l’accident de la  circulation est la première cause de décès chez les jeunes. Les autorités ont recensé quelque 454 accidents de la circulation sur le tronçon Dakar-Tambacounda-Bamako, uniquement pour le mois d’avril 2019. Soit près de 15 accidents par jour», a alerté, hier, Tulinabo S. Mushingi, ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal lors de la présentation des résultats d’une étude qui recueille la perception des Sénégalais, sur les axes Dakar Ziguinchor-Dakar-Tambacounda.  C’était en présence du représentant de l’Assemblée nationale du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal et actuel vice-président de l’Assemblée nationale.

Selon le Général Mouhamadou Keïta, Pca de l’Ong qui porte l’initiative, «le projet a comme objectif principal de créer, d’améliorer, de façon mesurable, la perception du public sur l’intégrité et l’efficacité de la police et de la gendarmerie en matière de sécurité au Sénégal, au Burkina Faso. Le but est de faire des progrès dans l’application des lois, la prévention routière, mais aussi d’améliorer la bonne collaboration entre les Forces de défense et de sécurité (Fds) et les méthodes de communication entre tous les différents acteurs».

Quand à Cheikh Tidiane Gadio, il invite à un changement de comportement fondamental des autorités, des administrateurs, des gestionnaires des routes, des citoyens, sans oublier les infrastructures pour que les choses changent et éviter que les failles ne coûtent la vie aux victimes. En outre, M. Gadio plaide pour l’implication de tous. «Si la sécurité ne passe pas dans la vision du peuple, ni n’est pratiquée par la population, il n’y en a pas. On ne peut pas mettre un spécialiste de la sécurité derrière chaque citoyen, tous les jours, toute heure, pour lui dire ce qu’il doit faire ou pas», prévient-il.

Pour lui, l’Etat doit délivrer aux citoyens la sécurité comme un bien, un service public. Un message que les acteurs espèrent fera échos auprès de Macky Sall qui a décrété l’année 2020 celle de la sécurité routière.

L’initiative cible des axes qui posent problème en termes de sécurité routière à travers les trafics illicites, la corruption, l’émigration clandestine…  Cela, avec en toile de fond le problème du terrorisme. Car, comme l’a rappelé Cheikh Tidiane Gadio, la question routière est devenue un enjeu stratégique.

Emile DASYLVA

 

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