INTERNET TRES HAUT DEBIT Des acteurs réclament des concertations sur l’arrivée de la 4G

L’arrivée de la 4G au Sénégal doit profiter aux finances publiques et aux acteurs. Fort de cette conviction, le Rassemblement des entreprises du secteur des Tic (Restic) appelle les parties prenantes à des concertations très larges sur les Termes de références de cette nouvelle technologie, notamment sur le réaménagement des fréquences et l’accès non discriminatoires aux réseaux entre autres.

Après l’annonce à Paris de l’arrivée imminente de la 4G au Sénégal, le Rassemblement des entreprises du secteur des Tic (Restic) appelle à des concertations très larges sur les Termes de références (Tdr) de la 4G. Ce, indique le communiqué de presse qui l’annonce, sous forme d’auditions publiques sur l’ensemble du territoire national avec toutes les parties prenantes, notamment sur le réaménagement des fréquences et l’accès non discriminatoire aux réseaux entre autres. En effet, ces acteurs des Tics au Sénégal considèrent que l’arrivée des réseaux de dernière génération telle que le 4G marque un nouveau cap dans le développement fulgurant des télécommunications au Sénégal et va booster une économie numérique locale déjà balbutiante. «La 4G Lte permet un débit descendant théorique de 150 Mb/s et montant de 50 Mb/s, soit des débits théoriquement jusqu’à dix fois supérieurs à ceux de la 3G+. Elle permet par conséquent de diminuer les temps de réponse et d’augmenter la capacité de transport des données», souligne le document de ces acteurs de Tic au Sénégal. Selon ces derniers, cela autorise des usages en mobilité comme le cloud computing et messaging, le streaming en haute-définition pour les contenus de télévision, les appels en visio de meilleure qualité, l’accès à tous ses documents stockés dans le cloud, ou la publication de vidéos plus lourdes sur les réseaux sociaux sans compter la numérisation intégrale dans la transmission de la voie et des données. Bref, de toutes les formes de contenu.

Cette évolution majeure que notre pays va connaître est, selon eux, une excellente opération financière en perspective pour les finances de l’Etat. Raison pour laquelle, ils estiment que cette évolution dont les contours juridiques et administratifs, dans la délivrance des licences aux opérateurs de téléphonie, «doit être marquée par une exclusivité et une transparence à toute épreuve afin que les préoccupations de l’ensemble des catégories socio-économiques, technologiques et scientifiques soient prises en compte pour que ce tournant historique satisfait aux exigences de couverture optimale du territoire et des populations».

Rappelons que la 4G a été testée avec succès au Sénégal par les opérateurs Orange et Tigo mais ils ne se sont pas encore accordés avec l’Etat sur le prix de cession de la licence. Estimant dérisoire l’offre de ces derniers, le gouvernement a décidé de s’attacher les services d’un cabinet conseil pour en tirer les meilleurs bénéfices pour l’économie et éviter de se faire gruger une nouvelle fois par les multinationales.

 

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