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Litige foncier : Babacar NGOM sort du poulailler, a-t-il convaincu ?

Le patron de Sedima s’en remet à l’autorité pour se voir départager dans le litige foncier avec les  populations de Ndengler. Il était en conférence de presse ce jeudi 10 juillet.

 

Les populations de Ndengler accusent le Pdg du groupe Sedima, Babacar Ngom d’installer son projet sur leur terre.  En conférence de presse, hier, Babacar Ngom prétend que son entreprise est dans le sol de Sindia. Il faisait  face à la  presse, hier.  Il a d’emblée fait comprendre que c’est 225 hectares qui sont donnés à sa société pour son projet agricole au lieu de 300 hectares. Il précise que, jusqu’au moment où on délibérait pour ladite superficie, le 4 décembre 2012, il n’avais jamais entendu parlé de Ndengler. A l’en croire, les 75 hectares restants sont allés aux populations voisines de Djilass. Qui étaient représentées par ses notables à la conférence de M. Ngom.

Selon M. Ngom, s’il faut restituer les terres, ce ne sera pas en leur direction. «On ne peut pas donner le sol de Sindia, c’est de l’arbitrage qu’il faut»,  tranche-t-il. Avant de déclarer que «c’est la commune de Sindia qui m’a donné les hectares, Ndengler a eu des prétentions». En attendant, la préservation du périmètre de 220 hectares lui coûterait entre 15 et 16 millions de francs Cfa à verser pour la surveillance du site que les Ndenglerois veulent s’accaparer car  considérant comme étant le leur.

  1. Ngom a par ailleurs tenu à apporter des éclairages quant à la nature de ses relations avec le président Macky Sall. A l’en croire, il n’a jamais demandé une parcelle de terrain à Macky Sall. «Je ne l’ai jamais demandé un mètre carré de terrain», jure-t-il. Ce qui ne l’empêche pas jouer la carte de la victimisation quand, pour un projet d’autoroute, 800 mètres carrés lui ont été pris de son titre foncier, en 2011. «Si c’était en France, cela ne serait probablement passé comme cela», laisse entendre le patron de Sedima.

 

Soutien aux champions nationaux

 

Par contre, il sollicite le soutien des acteurs économiques pour avoir des champions nationaux. «Les champions sénégalais ne seront pas dans la classe moyenne au Nigéria. Je veux qu’on nous protège», laisse-t-il entendre. Concernant toujours les sujets économiques, Babacar Ngom, aussi membre du Club des investisseurs Sénégalais (Cis), ne refuse pas son départ après deux mandats de trois ans. «Ça me prend du temps d’être président du Cis», avoue-t-il. Dans la même veine des sujets économiques, il réitère sa position en ce qui concerne l’affaire Senelec-Akeele. «J’ai pris position que j’assume. On doit défendre les entreprises nationales», tranche l’homme d’affaires.

Interpellé par ailleurs sur ses ambitions politiques, Babacar Ngom ne fait pas dans la langue de bois. «Quand on parle de mes ambitions présidentielles, cela me fait rire. Quand la rumeur enfle, cela a des proportions inquiétantes. La politique ne m’intéresse pas. Cela ne m’a jamais intéressé», dit-il. Ce que veut, par contre, faire Ngom, c’est «la politique économique pour que les richesses restent au Sénégal. C’est tout le mal des Sénégalais». Ni la politique, ni le culte de l’image semblent s’intéresser l’homme d’affaires. «Je ne cherche pas l’image, mais à montrer la valeur du travail», sert-il sous ses 67 bougies.

Quid de ses relations avec une partie de la presse qui a battu campagne, pour ne pas suivre l’appel de Babacar Ngom qui aurait choisi ses journalistes. «On ne peut pas acheter toute la presse», répond-il.

Face à ce contentieux qui oppose Ndengler au patron de Sedima, on mise sur la médiation du ministre Abdou Karim Fofana. Qui serait dans les démarches pour réconcilier les deux partis. L’Etat est donc invité à trancher tel que le sous entend M. Ngom. «C’est l’Etat qui peut décider de la restitution», reconnaît-il. En faisant entendre, plus tôt, que «c’est un problème qui commence à trop durer» et que dans tous les cas, il se fait bonne conscience. «Nous avons la légalité et la légitimité, sommes ouverts à la solution», brandit le patron de Sedima.

 

 

A-t-il convaincu ?Les avis restent partagés.

 

 

 

 

 

Emile DASYLVAv

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