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Macron au Mali pour la deuxième fois : ce qui fait courir le nouveau président français

Elu le 7 mai dernier, Emmanuel Macron est au Mali pour la deuxième fois.

Après sa visite du 19 mai passé, qui l’a mené auprès des soldats français déployés au Mali, le chef de l’Etat français est, ce dimanche, à Bamako où il prend part au sommet du G5 Sahel.

Loin de faire du tourisme, le président français nouvellement élu est en train de réussir un coup de maître. Conforter la position de son pays dans la sous-région, tout en préparant le retrait des troupes françaises qui coutent plus qu’un bras à la France qui compte plus de 3000 militaires dans ce pays. Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Dria, cité par RFI, les douze premiers jours de l’intervention française au Mali ont coûté « 30 millions d’euros ». Et pour la France, qui a dépensé lors de l’opération Harmattan, en Libye, selon des chiffres officiels, 368,5 millions d’euros et 493 millions d’euros pour sa présence en Afghanistan, la facture devient beaucoup trop salée.

Arrivé au pouvoir dans un Hexagone partagé  entre aventure et espoir, Emmanuel Macron entend jouer à fond la carte de l’Afrique, le seul continent où il s’est rendu à quatre reprises depuis son élection. Ces 39 ans sont loin de l’éloigner des théories de Jacques faucard. Avec le G5 Sahel, les soldats français vont prendre du recul et laisser  les 5.000 hommes fournis par la Mauritanie, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et le Mali en découdre avec les Djihadistes. «Ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires », a déclaré Macron à l’ouverture ce dimanche du sommet du G5 Sahel qui se tient à Bamako. Un recul de la France qui ne signifie pas disparition. Puisqu’elle va, selon son président, fournir 70 véhicules tactiques, de la logistique en matière de surveillance aérienne et de renseignements optiques et d’écoutes. Rien du tout comparé aux douze avions de combat (six Mirage 2000, quatre Rafale et deux Mirage F1CR), aux cinq avions ravitailleurs C-135 FR et les cinq avions de transport tactique C-160 Transall et C-130 Hercules.

Le coup de maître d’Emmanuel Macron est d’autant plus remarquable qu’au lieu de la seule France, c’est désormais l’Union européenne et les pays concernés qui vont se charger de la note. Selon la BBC, l’Union européenne (UE) a déjà promis 50 millions d’euros, soit plus de 32 milliards FCFA. Cela ajouté aux 10 millions d’euro que les cinq pays du Sahel vont se cotiser, la France n’aurait plus grand-chose à compléter.

Et, en se chargeant de la logistique en matière de surveillance aérienne et de renseignements optiques et d’écoutes, la France, qui entend retirer le plus gros de ses troupes, se rend incontournable dans la guerre et dans la zone.

 

 

 

Mame Birame WATHIE

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