MANQUE DE CONSIDERATION, TAUX DE CHOMAGE ELEVE Les jeunes pharmaciens veulent des soins pour leur secteur

La problématique de l’emploi est une réalité dans tous les domaines d’activité au Sénégal. Et, les jeunes pharmaciens qui ne sont pas épargnés par le phénomène sont montés au créneau, ce week-end, pour dénoncer la situation difficile dans laquelle ils se trouvent.

Les jeunes pharmaciens du Sénégal ne veulent pas rater le train de l’émergence du Sénégal. En effet, ils veulent se faire remorquer à ce train pour sortir définitivement leur secteur de l’ornière qui souffre des maux qui ont pour non le chômage et la précarité.  Selon leur président sortant, Dr Mavelout Dieng, le département de pharmacie de la faculté de médecine de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar injecte dans le marché de l’emploi un peu plus de cent pharmaciens par an qui viennent grossir le rang des pharmaciens en chômage ou en situation précaire.

 

Une situation qu’il juge inacceptable dans un pays comme le Sénégal qui aspire à l’émergence en 2035. «C’est un paradoxe pour un pays qui aspire à l’émergence de ne pas pouvoir insérer ses cadres et scientifiques qui ont reçu une formation de qualité», lance-t-il. Préoccupés par cette situation que vivent les jeunes pharmaciens, les participants ont échangé autour du thème : «La profession pharmaceutique d’hier à aujourd’hui ; quelles perspectives pour l’insertion des jeunes pharmaciens.» Revenant sur l’importance d’un pharmacien dans le système de santé nationale, Dr Mavelout Dieng signale que ce dernier est au début et à la fin du dispositif sanitaire.

A l’en croire, la profession pharmaceutique est mal connue des gouvernants et des populations alors que c’est l’un des maillons importants de la chaîne thérapeutique. «Si dans les pays développés l’importance du pharmacien n’est plus à démontrer, dans nos pays qui aspirent à l’émergence, il n’a pas encore connu son essor», fait-il constater. Ainsi, ajoute-t-il, il appartient aux pharmaciens d’assumer leur rôle et leur place pour faire face à une opinion mal informée et aux autorités réfractaires au progrès et réformes nécessaires. Car, explique-t-il, le pharmacien est le garant de la qualité du médicament, aide au diagnostic des malades et gère le monopole du médicament.

D’après Dr Dieng, le médicament constitue un marché de plus de 70 milliards Cfa par an. Suffisant pour soutenir que le secteur pharmaceutique doit être protégé contre les «affairistes criminels» à la recherche de gains faciles qui pourraient être tentés par la contrefaçon, le marché illicite de médicament et la drogue. En clair, il précise que le monopole du médicament doit être protégé contre les coups de boutoir de ces bandes organisées au détriment de la santé publique. Non sans avertir que le médicament a un aspect de couteau à double tranchant, symbolisé par l’emblème de la pharmacie constitué par un verre ceinturé par un serpent.

 

2 Commentaires

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