Moustapha DIAKHATE : «le Juge constitutionnel outrepasse ses prérogatives et immole la Loi électorale »

L’ancien président du groupe parlementaire de BBY n’est pas content de la décision rendue par les 7 « sages ». Moustapha DIAKHATE trouve même que ces derniers, gardiens de la Constitution, ont enfreint la loi en remettant la coalition Yewwi Askan WI dans le jeu démocratique.

Au Sénégal le ridicule ne tue pas au Conseil constitutionnel

Le Juge constitutionnel outrepasse ses prérogatives et immole la Loi électorale. Il n’y a aucun fondement légal pour rejeter la décision de la DGE portant invalidation de la liste non paritaire de Coalition de Yewwi Askan wi.Avec une si illégale décision les Conseil constitutionnel autorise désormais les politiciens sénégalais à se prévaloir de leur propre turpitude.Plus simplement, cela signifie que des politiciens peuvent, à partir de cette décision, utiliser en leurs faveurs, des fautes ou erreurs qu’ils ont commises.En vertu du code électoral et de la Loi sur la parité, le non respect de la parité est une cause absolue d’irrecevabilité d’une liste sans appel.L’absence de parité résulte de l’incompétence des mandataires des coalitions et non d’un quelconque manquement de la Direction générale des élections

Parler de vide juridique est une supercherie. La Loi électorale ne prévoit ni démission ni désistement encore moins de remplacement à l’exception des cas d’inéligibilité ou de décès.Manifestement, le Conseil constitutionnel a cédé à la terreur et aux menaces.

La Dge forte des dispositions pertinentes du Code électoral et de la Loi sur la parité doit classer sans suite l’illégale décision du Conseil constitutionnel sur la validation de la liste départementale de yewwi askan wi.En vertu des pouvoirs dont il dispose et garant du bon fonctionnement des institutions, le Président de la République doit prendre toutes mesures utiles y compris la dissolution du Conseil constitutionnel et la poursuite des auteurs de cette forfaiture.En tout état de cause, seules listes qui sont en règle doivent participer aux élections législatives du 31 juillet 2022.

Exit mobile version