SERIGNE DIA BOMBARDIER Du lourd pour Modou Lô

Face à Modou Lô, Bombardier va mettre en jeu, demain samedi, son titre de «Roi des arènes». Mais le combat serait perdu à l’avance pour le leader de Rock Energie. «Je vais conserver le titre jusqu’à ma retraite», a-t-il prévenu. Une façon à lui de mettre en garde le Rock des Parcelles Assainies.

 

L’actuel «Roi des Arènes» ne veut pas perdre sa couronne. Laquelle qu’il compte conserver jusqu’à sa retraite de l’arène. Et Serigne Dia Bombardier le clame à qui veut l’entendre. «J’ai été «Roi des arènes» en 2004, après je lai perdu. Aujourd’hui, je suis redevenu «Roi des arènes». Donc, je connais bien ce titre. Alors, ce n’est pour demain que je vais perdre à nouveau ce titre», a-t-il prévenu. Avant d’ajouter : «Je suis conscient de sa valeur et je suis prêt pour le garder aussi longtemps. J’ai la couronne du roi et j’ai l’obligation de gagner pour continuer mon chemin. La couronne retournera le 25 juillet à Mbour et y restera. C’est mon souhait et je vais la conserver jusqu’à ma retraite». Voilà ce que Bombardier avait soutenu, en substance, autour d’un plateau d’une chaine de télévision de la place.

 

Et par cette sortie, le B52 assure ainsi qu’il est prêt à tout pour demeurer le maître incontesté de l’arène. Le pensionnaire de Mbour n’a toutefois pas droit à l’erreur face à un Modou Lô déterminé et redoutable, et dont la seule ambition reste le titre de «Roi des arènes». «Je suis prêt sur tous les plans pour prendre la couronne», lui a rétorqué le leader de l’écurie Rock Energie. Autant dire que Bombardier aura fort à faire avant de venir à bout de son adversaire de demain, samedi, au stade Demba Diop.

Un lourd habile mais impatient

Le risque est en effet grand de voir la couronne tant convoitée lui filer entre les doigts, un an seulement après l’avoir chèrement acquise contre Balla Gaye 2. Du côté de son fief, à Mbour, son frère Pape Dia affirme que tout est en ordre pour mener le combat vers la victoire «Tout Mbour, je dirai même tout le long de la Petite Côte est derrière Bombardier et le jour du combat, vous en serez édifiés».

Ce pendant, le fardeau est lourd, mais Bombardier ne manque pas d’atouts en lutte pure et en bagarre pour le soulever. Pour la plupart, ses combats sont souvent physiques, en raison de son tempérament et de sa masse. Il demeure un attaquant avéré et opte toujours pour la garde haute. L’enfant de Mbour n’attend jamais son adversaire. Il charge et frappe son vis à vis, avant de s’en saisir. Dans son registre, Serigne Dia Bombardier totalise 24 combats dont dix sept victoires acquises sur Baboye, Pape Cissé, Tapha Guèye, Boy Kaïré, Zale Lô, Manga 3, Mor Nguer, Ibou Ndaffa, Mame Ndieumbane, El Hadji Nguer, Mbaye Samb, Alioune Sèye, Thiaw Thiengo, Thièck, Tyson (deux fois); Balla Gaye 2 et sept défaites: Baboye, Gris Bordeaux, Tapha Tine, Tyson 2, Yékini (3 fois).

Interrogé sur les qualités du B 52, Marx Margane fait noter qu’il reste un lourd qui a une force naturelle. «Personne ne connaît Bombardier mieux que moi. Il a été sous ma coupole pendant plusieurs années. C’est un lutteur qui monte en puissance. Il a une force naturelle et il ne recule jamais devant son adversaire», renseigne le chroniqueur de la Sen Tv. Il dispose, poursuit-il, «d’une force de frappe très puissante. Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que Bombardier est un bon lutteur en lutte pure. Il a des techniques qu’il n’a pas encore montrées dans l’arène et on l’attend dans ce registre».

«Seulement il faut reconnaître comme tout bon lutteur, Bombardier a des lacunes, mêmes s’il se cache derrière. La première chose, c’est son excès de confiance. Pour lui, il est plus fort que tout lutteur qui se présente devant lui. Ensuite, c’est un lutteur qui n’aime pas encaisser un coup. Il répond toujours à un coup sans réfléchir. C’est pourquoi il avait perdu ses combats contre Gris Bordeaux et Yékini», rappelle Max Mbargane.

Ndéné BITEYE

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