Le tanzanien Abdulrazak Gurnah remporte le Prix Nobel de littérature 2021

Le Prix Nobel de littérature 2021 revient au romancier tanzanien Abdulrazak Gurnah, âgé de 73 ans. Il s’intéresse principalement à l’écriture postcoloniale et aux discours associés au colonialisme, en Afrique, dans les Caraïbes et en Inde.

Abdulrazak Gurnah a reçu le Prix Nobel de littérature en 2021 «pour sa compréhension sans compromis et pleine de compassion des effets du colonialisme et du sort des réfugiés pris entre les cultures et les continents, selon l’Académie suédoise des Nobel jeudi à Stockholm.» Né sur l’île de Zanzibar, au large des côtes de l’Afrique de l’Est, Abdulrazak Gurnah s’est rendu en Grande-Bretagne pour étudier en 1968.

Les plus célèbres de ses romans sont «Paradise» (1994), qui a été présélectionné pour le Booker et le Whitbread Prize, «Desertion» (2005), et «By the Sea» (2001), retenus pour le Booker et le Los Angeles Times Book Award. Ce romancier tanzanien est basé au Royaume-Uni et écrit en anglais.

Enseignant à l’Université

De 1980 à 1982, Abdulrazak Gurnah a enseigné à l’Université Bayero de Kano au Nigeria. Il a ensuite rejoint l’Université du Kent, où il a obtenu son doctorat en 1982. Il y est maintenant professeur et directeur des études supérieures au sein du département d’anglais.

Il a édité deux volumes d’«Essays on African Writing», a publié des articles sur un certain nombre d’écrivains postcoloniaux contemporains, dont V. S. Naipaul, Salman Rushdie et Zoë Wicomb. Il est l’éditeur de l’ouvrage «A Companion to Salman Rushdie» (Cambridge University Press, 2007). Il est collaborateur du magazine Wasafiri depuis 1987.

Abdulrazak Gurnah a supervisé des projets de recherche sur les écrits de Rushdie, Naipaul, G. V. Desani, Anthony Burgess, Joseph Conrad, George Lamming et Jamaica Kincaid.

Prix très occidental

Cette année, les conjectures ont beaucoup tourné autour de la promesse de l’Académie d’élargir ses horizons géographiques. Même si le président du comité Nobel Anders Olsson avait pris soin de réaffirmer en début de semaine que le «mérite littéraire» restait «le critère absolu et unique».

Le prix est historiquement très occidental et depuis 2012 et le Chinois Mo Yan, seuls des Européens ou des Nord-Américains avaient été sacrés.

Sur les 117 précédents lauréats en littérature depuis la création des prix en 1901, 95, soit plus de 80% sont des Européens ou des Nord-Américains.

Avec le prix 2021, ils sont 102 hommes au palmarès pour 16 femmes.
Sur les quelque 200 à 300 candidatures soumises bon an mal an à l’Académie, cinq sont retenues avant l’été. Les membres du jury sont chargés de les lire attentivement et discrètement avant le choix final peu avant l’annonce. Les délibérations restent secrètes pendant 50 ans.

Après les sciences en début de semaine, la saison Nobel se poursuit vendredi à Oslo avec la paix, pour s’achever lundi avec l’économie. (AFPE)

 

 

 

 

 

 

 

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