Une méthode pour récupérer rapidement après la chirurgie

La récupération rapide après chirurgie (RRAC) a fait ses preuves au Danemark. Cette méthode, qui permet de raccourcir les durées de séjour l’hôpital, séduit de plus en plus en France.

Se lever de son lit au bout de deux heures au lieu de dix jours, juste après une opération de prothèse de hanche. Le scénario paraît à peine croyable. Pourtant c’est possible avec la méthode de récupération rapide après chirurgie (RRAC).

 

Employée au Danemark depuis 1995, cette technique permet au patient de retrouver rapidement son autonomie après une opération chirurgicale lourde. Si elle intéresse de près les autorités de santé en France c’est qu’elle comporte de nombreux atouts, tant pour le patient, tant pour l’Etat.

Une reprise d’autonomie plus rapide

La RRAC ou réhabilitation précoce a été développée par le danois Dr Henrik Kehlet, en 1995 pour la chirurgie colique. Le médecin s’est rendu compte que cette méthode profitait davantage aux patients. Il est plus associé au processus post-opératoire car le patient est plus actif dans sa récupération. « En position verticale, le patient devient « acteur de sa guérison », explique à l’AFP le Dr Karem Slim, président de l’association GRACE (Groupe francophone de réhabilitation améliorée) et chirurgien au CHU de Clermont-Ferrand.

D’autre part, le patient ressort moins stressé, moins agressé et « moins « immuno-déprimé », poursuit à l’AFP le praticien qui applique la RRAC depuis 2007. « Le patient se sent mieux, se remet plus vite, et fait moins de complications », résume-t-il.

Une durée de séjour plus courte

Avec cette réhabilitation précoce, il est possible de manger six heures avant l’opération et de boire deux heures avant. Le patient remange normalement, et remarche plus rapidement également. L’anesthésie est allégée et les perfusions et sondes sont évitées au maximum.

Pour l’Etat, l’intérêt de la méthode est évident, à l’heure où celui-ci cherche à faire des économies : elle raccourcit la durée d’hospitalisation de 30 % en moyenne, notamment grâce au risque réduit de complications péri-opératoires. Résultat, cela pèse moins lourd sur le budget des établissements hospitaliers. Par exemple, aux Hospices civils de Lyon, où certains services recourent à la RRAC, 200 000 euros d’économies par an ont été réalisés.

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